Télimélé : voici le bilan et les perspectives de la Direction préfectorale de l’agriculture et de l’élevage

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L’heure est au bilan pour la campagne agricole passée et aux perspectives pour améliorer les actions menées sur le terrain. A la Direction préfectorale de l’agriculture et de l’élevage de Télimélé, diverses activités ont été réalisées avec toutefois de nombreuses difficultés qui ont entachée le processus. Dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture, madame Bah Maïmouna Barry, directrice préfectorale de l’agriculture et de l’élevage est revenue sur de nombreuses questions relatives à son service. Des actions réalisées aux perspectives de la direction en passant par les difficultés sur le terrain ont été au menu des échanges.

Décryptage !

Guineematin.com : pouvez-vous décrire le fonctionnement de votre service et son rôle dans le développement agricole de Télimélé ?

Madame Bah Maïmouna Barry : la direction préfectorale de l’agriculture et de l’élevage de Télimélé compte vingt (20) agents du côté personnel actuellement, dont deux (2) dames. La direction compte deux (2) personnes, les sections trois (3) sur neuf (9), et trente un (31) stagiaires. Il y a SERPROCA qui nous a envoyé quinze (15) conseillers agricoles, dont deux (2) dames. Parmi ces quinze conseillers agricoles, il y a deux stagiaires. Parmi ces quinze conseillers agricoles, il n’y a que les résidents qui sont fonctionnels et qui sont au nombre de cinq (5) personnes. Les dix (10) autres conseillers sont venus prendre fonction et ils sont repartis.

Quel bilan pouvez-vous dresser de la dernière campagne agricole dans la préfecture de Télimélé en termes de rendement dans la production et de défis rencontrés ?

Le bilan de l’année 2023, parlant de l’agriculture, la direction avait mis sur place quinze (15) hectares de riz en nylon. Trente cinq (35) hectares de riz en CK 90. Ce qui fait cinquante (50) hectares à Koba, dans le district Yèmbè. Un champ qui avait bien réussi, qui a bien donné. Mais du côté récolte, il y a eu des problèmes. Puisque c’est un domaine de l’Etat, les communautés ont pensé que nous étions venus récupérer ce domaine. Chacun a récolté et a envoyé chez lui. Sur cent (100) sacs semés sur cinquante hectares, on a pu récolter que quarante-quatre sacs.  Nous avons laissé quatre (4)  et nous avons rendu les quarante sacs à Télimélé.  Le Ministère a octroyé un tracteur à une championne qui est à Santou. Plus le tracteur de l’année 2022 du champion de Tarihoye et le tracteur de la DPAE ; donc ce qui fait trois (3) tracteurs au total pour Télimélé. Nous avons reçu en engrais  NPK cent quatre-vingt quinze (195) tonnes pour la chambre d’agriculture nationale et quinze (15) tonnes pour la direction préfectorale de l’agriculture et de l’élevage pour les groupements, le projet Agri-Jeunes.  Du côté de l’urée technique, deux-cent vingt-six (226) tonnes pour la DPAE pour la chambre d’agriculture et vingt-quatre (24) tonnes destinées aux différents groupements. Du côté engrais foliaire, il y a eu trois cent cinquante (350) litres. Du côté engrais cristal, il y a eu cinq cent (500) grammes. Du côté herbicide, au total deux cent quatre (204) litres ; et l’herbicide sélectif, deux cent douze (212) litres. Ça, c’est du côté engrais, insecticides et pesticides. Du côté semences, on a eu du riz (25 tonnes), dont trois variétés ; du maïs (45 tonnes).

Du côté de l’élevage, la direction nationale de service vétérinaire nous avait envoyé vingt-un mille cinq cent (21 500) vaccins en PPR pour la lutte contre la peste des petits ruminants : les moutons et chèvres. La direction nationale nous a envoyé quatre mille (4000) doses concernant le néocaste qui est la maladie des poules.

Quels sont les principaux défis auxquels votre service est confronté dans la promotion de l’agriculture et de l’élevage à Télimélé ?

Les principaux défis sont, entre autres, le manque de personnel, le renforcement de l’élevage, le manque d’engins, le conflit entre éleveurs et agriculteurs. Nous avons eu des difficultés au niveau du domaine de l’Etat, c’est le cas du champ de Yembè à Koba. Les citoyens ont pensé qu’on était parti pour récupérer ces domaines et pourtant nous avons bien négocié en envoyant une attache de colas et le prix de savons. Mais tout cela n’a pas évité les conflits. Télimélé a été frappé par la rage des caprins en 2022-2023.

Quelles sont les difficultés spécifiques auxquelles les agriculteurs et éleveurs de Télimélé sont confrontés et quelle solution envisagez-vous pour les surmonter ?

Les difficultés sont à deux (2) niveaux : premièrement, du côté de la direction, les défis à relever ; et deuxièmement, du côté communauté des producteurs. Il y a la divagation des animaux, le manque de parcage des animaux. En plus, aucun projet de l’élevage n’évolue à Télimélé. Donc, il y a un manquement total. Jusqu’aujourd’hui, je n’ai que des stagiaires docteurs vétérinaires qui sont au nombre de quinze (15). Nous dépendons de ces stagiaires aguerris qui n’ont même pas de primes ni de salaires. Ce phénomène est une difficulté majeure. Nous avons encore des problèmes du côté agricole. Tous les domaines de l’Etat sont occupés par les communautés à la base qui se déclarent comme des propriétaires. Il y a des bas-fonds aussi qui ne sont pas aménagés. Il y a les conflits par endroit entre éleveurs et agriculteurs. Il y a des vols de récoltes.

Quelles sont les perspectives pour la prochaine campagne agricole de 2024 à Télimélé en terme de projet de programme pour l’initiative à mettre en place ?

La première perspective, c’est de maintenir la refondation verte à Télimélé. Deuxièmement, valoriser, appuyer la mécanisation agricole. Avoir beaucoup de projets agricoles et d’élevages. La mise en place de beaucoup de réformes agricoles et de parcs à bœufs pour que le règlement des conflits entre éleveurs et agriculteurs soit au top. Et lutter pour l’autosuffisance alimentaire. Concernant la campagne agricole de 2024, une perspective pour la mise en œuvre de quinze (15) hectares de riz de bas-fonds à Sinta, Gadhabalaya dans une plaine du ministère et dix (10) hectares en maïs…

Quel est le mot de la fin ?

Je remercie le gouvernement et son Premier ministre, une mention spéciale à Mr le président de la République, le Général de corps d’armée Mamadi Doumbouya. Je n’oublie pas non plus mon ministre de l’agriculture qui est dans l’esprit du CNRD dans le cadre de refondation verte…

Propos recueillis à Télimélé par Amadou Baïlo Batouala Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 628 516 796

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