Simandou : “L’application de 15% automatique n’existait pas”, précise Ousmane Gaoual Diallo

il y a 2 heures 10
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Face aux critiques sur la part de l’État guinéen dans l’exploitation du méga-projet Simandou, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a apporté des éclaircissements lors d’une conférence de presse cette semaine. Il a notamment réfuté l’idée selon laquelle l’attribution automatique de 15% au profit de l’État serait un acquis naturel du contrat.

« L’application de 15% automatique n’existait pas », a-t-il affirmé, saluant la performance du comité stratégique de Simandou.

« La performance du comité Simandou, c’est d’avoir réussi à demander dans la négociation à ce que Rio Tinto s’aligne sur une loi qui est venue après la concession. C’est comme si on disait aujourd’hui à la CBG d’accepter de redonner 15% de plus pour appliquer une loi qui est rentrée en vigueur après la concession », a expliqué le ministre.

Contrairement aux critiques formulées de toutes parts, Ousmane Gaoual Diallo souligne qu’il a fallu une négociation rigoureuse pour obtenir cet accord des sociétés concernées. « C’est une grande performance, une grande négociation qui a amené Rio Tinto à accepter aussi de donner 15%. Ce qui fait que sur le bloc 1 et 2, on a hérité de 15% avec une application mécanique de la loi et 15% sur le bloc 3 et 4 obtenus par la négociation », a-t-il précisé, appelant à ne pas comparer Simandou à la CBG.

« Ça mérite quand même que ça soit mis en avant et qu’on ne le compare pas comme si c’était une application stricte de la loi, comme certains l’ont dit », a insisté le ministre. S’agissant des infrastructures, il a indiqué que toutes celles héritées de la CBG sont des dettes.

« Sauf que nous, on a fait 650 km de chemin de fer sans aucune dette de l’État. Mieux, l’État récupère 15% de la valeur tout en sachant que dans 30 ans, à l’issue de la première fin de la concession actuelle, tout ceci revient à l’État, le port et le chemin de fer. Ce qui est quand même très différent de dire vous prenez une dette et puis 50 ans après, vous avez fini de rembourser, ça vous revient », a-t-il souligné.

Pourtant, poursuit-il, cette fois-ci, la Guinée aura sa part de 15% sans s’endetter. « Ou vous ne faites aucune dette, vous touchez 15% et 30 ans après, ça vous revient. Il y a quand même une différence assez fondamentale », a estimé le ministre, déplorant la prise de parole publique de certains acteurs peu informés.
« Ça montre que ceux qui prennent la parole publique ne sont pas forcément les plus avertis quant aux mécanismes qui ont conduit à l’obtention de ces 15%. C’est pour ça qu’ils se permettent de banaliser. Et pour dire tout simplement, quand vous avez 15% des milliards, vous gagnez beaucoup plus d’argent que quand vous avez 50% de 100 millions », a-t-il ajouté.

Selon ses explications, la durée de concession de la CBG a généré environ 5 milliards d’euros en 63 ans d’exploitation. « Alors que la première année d’exploitation de Simandou, c’est 650 millions de dollars qui sont attendus. Ça veut dire qu’à moins de 10 ans, on va atteindre ce que la CBG nous a donné dans notre économie en 63 ans. On n’est pas sur les mêmes dimensions », a conclu Ousmane Gaoual Diallo.

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