Retour à l’ordre constitutionnel : “Le CNRD a choisi le RAVEC pour retarder la transition…”, dénonce l’ANAD

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Dans une déclaration publiée ce mercredi 2 avril 2025, l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) a vivement critiqué le processus de recensement administratif à vocation d’État civil (RAVEC). Bien que le gouvernement ait annoncé l’abandon de ce recensement, la plateforme dirigée par Cellou Dalein Diallo considère cette initiative comme un moyen de retarder l’organisation des élections.

Le déploiement du RAVEC avait initialement été justifié par la nécessité d’établir un fichier électoral avant de procéder aux élections. Cependant, l’ANAD affirme que cela illustre parfaitement une volonté de manipulation.

“Le fichier utilisé lors de la présidentielle du 18 octobre 2020, validé par l’OIF et la CEDEAO, aurait pu être mis à jour en radiants les électeurs décédés et en intégrant les nouveaux inscrits”, estiment les responsables de l’ANAD.

L’organisation soutient que le choix de cette démarche visait uniquement à justifier le retard dans l’organisation des élections. “Le CNRD a délibérément choisi le RAVEC, une manœuvre dilatoire dont l’unique objectif était de retarder la transition. Après des mois d’échecs marqués par l’amateurisme et l’incapacité à rémunérer les agents recenseurs, la junte a fini par abandonner le RAVEC pour imposer un recensement biométrique dans un délai irréaliste – une décision qui ne peut mener qu’au chaos et à la fraude”, a ajouté la déclaration.

L’ANAD dénonce également l’exclusion des partis politiques des commissions de recensement, soulignant qu’elle révèle une volonté manifeste d’opacité et de manipulation du processus.

“L’histoire nous a montré qu’une élection sans contrôle indépendant se transforme toujours en mascarade électorale”, prévient-elle.

La plateforme exprime aussi ses préoccupations quant au rôle du ministère de l’Administration du Territoire dans le processus électoral, dont les représentants ont tous été nommés par décret.

“Aujourd’hui militarisé, ce département est devenu un instrument au service du pouvoir. Gouverneurs, préfets, sous-préfets, présidents de délégations spéciales, chefs de quartiers et de districts : tous ont été nommés par la junte, en violation flagrante des lois nationales et des engagements internationaux de la Guinée. Ce même ministère a déjà été impliqué dans des fraudes électorales massives : bourrages d’urnes, falsifications de procès-verbaux, intimidations et violences. Comment espérer une élection crédible sous son contrôle ?”, s’interroge l’ANAD.

L’organisation invite le général Mamadi Doumbouya à mettre un terme à cette “supercherie” en abandonnant ces manœuvres dilatoires et en revenant aux fondamentaux d’une transition responsable, tout en organisant des élections crédibles.

“La Guinée ne peut plus être prise en otage. Le peuple doit pouvoir choisir librement ses dirigeants et tourner enfin la page de l’incertitude et de l’injustice”, a alerté l’ANAD.

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