Report de la fête du 1er mai : la CNTG approuve la décision du ministre Mory Condé

il y a 2 heures 14
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Dans un communiqué diffusé ce mercredi 29 avril 2026 à la télévision nationale, le ministère du Travail et de la Fonction publique a annoncé que la journée du vendredi 1er mai 2026 est déclarée fériée, chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national.

Toutefois, les festivités officielles marquant la Journée internationale du Travail ont été reportées à une date ultérieure.

Selon le département dirigé par Mory Condé, ce report permettra à la délégation tripartite guinéenne, le gouvernement, le patronat et les syndicats de participer sereinement à la 114e session de la Conférence internationale du Travail (CIT), prévue du 1er au 12 juin 2026 à Genève, en Suisse. L’objectif affiché est de garantir une meilleure coordination pour assurer le succès des célébrations nationales après ce rendez-vous international.

Face à cette décision qui suscite d’interminables réactions au sein de la classe ouvrière, le ministre Mory Condé a reçu en audience une délégation de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) à laquelle il a expliqué le bien-fondé de sa démarche.

A l’issue des échanges, Abdoulaye Barry, responsable du département Conflit et Négociation de la CNTG, a tenu à apporter des précisions sur ce qui a filtré des discussions.

« Le ministre nous a expliqué qu’il n’interdisait pas aux centrales syndicales de célébrer la fête si elles le souhaitaient, mais que le gouvernement, de son côté, reportait les festivités officielles. Bien que nous ayons regretté un manque de communication préalable de la part de ses cadres, nous avons perçu sa volonté de nous associer à une célébration commune, en présence du Président de la République et du Premier ministre », a-t-il confié.

Après concertation à la base avec le mouvement syndical à l’issue des échanges avec le ministre, la CNTG a finalement décidé d’accéder à la requête ministérielle concernant ce report.

« Honnêtement, on a compris M. le ministre et nous avons montré notre intention de collaborer avec lui, puisque nous avons vu dans ses intentions, qu’il n’y avait pas une interdiction pour notre célébration (…). Nous lui avons dit honnêtement que nous allions revenir à la base et après nous allons vraiment nous décider. Donc on s’est concerté à la base tout à l’heure à la réunion du mouvement syndical guinéen. Et dans l’ensemble, on s’est prononcé, on a jugé nécessairement d’accéder à cette requête du ministre de l’Emploi sur le report », a-t-il déclaré.

Interrogé sur les tensions au sein du mouvement syndical, notamment l’absence de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), Abdoulaye Barry a tenu à clarifier la situation. Il a rappelé que le mouvement syndical guinéen reste composé de 14 centrales actives, suite au retrait volontaire de l’USTG en février dernier. Il a précisé que les 14 centrales continuent de se concerter en permanence sous la coordination de la CNTG.

Il a également rappelé les discussions qu’ils ont eu avec le patronat. Toutefois, il a indiqué que le retour de l’USTG dépend désormais de sa propre initiative.

Rappelons qu’au cours des discussions, le ministre Mory Condé a promis d’entreprendre une tournée pour visiter les sièges de toutes les centrales syndicales du pays afin de renforcer le dialogue social.

Alhassane Fofana

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