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Pendant tout le mois de mars, dédié à la gent féminine, elles ont pris les commandes de l’information. À la Radio Télévision Guinéenne (RTG), les femmes ont imposé leur marque, leur rigueur et leur talent à travers la deuxième édition de « Rédaction au féminin ». Une initiative forte qui s’inscrit désormais dans le calendrier de l’institution. La cérémonie de clôture de cette édition s’est tenue ce jeudi 30 avril 2026, dans les locaux de la RTG à Koloma, dans la commune de Ratoma. Elle a réuni plusieurs figures féminines influentes issues des médias publics et privés, venues célébrer un mois d’engagement, de professionnalisme et de leadership au féminin, a constaté sur place Guineematin.com à travers ses reporters.

Lancée l’année dernière, cette initiative permet aux femmes journalistes de la RTG d’assurer, chaque mois de mars, l’ensemble de la production rédactionnelle. Une manière pour elles de s’exprimer pleinement, mais aussi de démontrer leur capacité à occuper tous les espaces médiatiques.
Lors de cette cérémonie, des discours engagés ont été prononcés, un panel a été animé autour du thème « Femmes et réseaux sociaux : quelles responsabilités ? », et des satisfecit ont été remis aux actrices et acteurs qui se sont illustrés dans le paysage médiatique.
Prenant la parole, la Directrice générale de la RTG, Makémé Bamba, a salué l’engagement et la détermination des femmes journalistes tout au long de cette initiative.
« Durant tout ce mois, vous avez porté haut cette initiative forte, audacieuse et inspirante qu’est la rédaction au féminin. Vous avez fait bien plus que relever un défi professionnel. Vous avez démontré avec rigueur et talent que l’excellence n’a pas de genre. Vous avez occupé l’antenne avec assurance, crédibilité et engagement de bout en bout, sur presque toutes les éditions du journal parlé. À travers cette initiative, vous avez envoyé un message fort et puissant : celui de la compétence, celui de la confiance en soi et, surtout, celui de la capacité des femmes à occuper pleinement tous les espaces de décision et d’expression dans les médias. Vous avez également contribué à renforcer l’image de notre institution. Une institution qui se veut moderne, inclusive et tournée vers l’avenir. Mais au-delà de la performance, je tiens à saluer votre courage. Car présenter le journal de 22 h ou celui de 6 h 45 le 8 mars demande de la détermination, de la discipline et un sens élevé du devoir. Vous avez été, tout au long de ce mois, des modèles pour vos collègues, pour les jeunes filles qui vous écoutent et pour toute une génération qui aspire à plus d’équité et de reconnaissance », a-t-elle déclaré.
Avant de terminer son intervention, Makémé Bamba a lancé un message d’encouragement : « Merci pour l’honneur que vous faites à notre média et aux femmes. Continuez à vous affirmer, continuez à inspirer, continuez à faire entendre vos voix, car lorsque les femmes avancent, c’est toute la société qui progresse. »
De son côté, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a tenu à replacer cette initiative dans une perspective historique, tout en rendant hommage à des figures féminines marquantes de la RTG.
Boubacar Yacine Diallo, président de la Haute Autorité de la Communication (HAC)« Aux dames qui pensent ne pas pouvoir travailler la nuit… sous le premier régime, la radio ne s’éteignait pas, et toutes les deux heures, il y avait un journal parlé. Dans cette salle, il y a une dame qui présentait le journal de deux heures, celui de quatre heures et celui de six heures. Je voudrais donc féliciter la direction qui a initié ce travail des femmes. Je voudrais reconnaître deux dames. Le premier nom a été évoqué tout à l’heure, c’est celui de Hadja Aïssatou Bella Diallo. Quand je suis arrivé, elle m’a accueilli comme un frère. La deuxième, c’est Hadja Madina Bah. Le français était son outil de travail ; les fautes, elle ne les pardonnait pas. La syntaxe et le contenu, elle savait les apprécier. Elle m’a donc encadré jusqu’au moment où j’ai quitté la RTG », a déclaré le président de la HAC.
Le thème de cette édition a également retenu l’attention des autorités présentes. Fatoumata Traoré, Directrice nationale de la femme et représentante du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, a insisté sur les enjeux liés à l’utilisation des réseaux sociaux.
Fatoumata Traoré, directrice nationale de la femme et représentante du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités« Le thème retenu cette année par la RTG, “Femmes et réseaux sociaux : quelles responsabilités ?”, est d’une actualité importante. À l’ère du numérique, les réseaux sociaux sont devenus des espaces incontournables d’expression, d’influence et de participation citoyenne. Ils offrent aux femmes des opportunités inédites de s’exprimer librement, d’entreprendre, de sensibiliser et de défendre leurs droits. Cependant, ces espaces comportent également des risques majeurs, comme le cyberharcèlement, la discrimination, l’atteinte à la dignité et à la vie privée, ainsi que la reproduction des violences basées sur le genre sous de nouvelles formes », a-t-elle confié.
Poursuivant, elle a réaffirmé l’engagement des autorités à accompagner les femmes dans l’univers numérique. « Braves femmes de la RTG, le gouvernement guinéen, à travers le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, mesure pleinement les enjeux liés au numérique. C’est pourquoi des actions seront engagées pour renforcer la sensibilisation des femmes et des jeunes filles aux usages responsables des réseaux sociaux, lutter contre les violences, promouvoir l’éducation numérique et valoriser les initiatives positives portées par les femmes dans le digital. Aujourd’hui, les médias en général, et la RTG en particulier, ont un rôle stratégique à jouer dans la lutte contre le cyberharcèlement, à travers l’information, l’éducation, la sensibilisation et la promotion de contenus responsables. Nous, femmes, pouvons faire des réseaux sociaux des outils de valorisation de nos talents, des espaces de paix et de solidarité, des plateformes de plaidoyer pour nos droits, et non des vecteurs de division ou de violence. Nous appelons l’ensemble des acteurs – institutions publiques, partenaires, société civile, communautés – à maintenir cette dynamique et à œuvrer ensemble pour une Guinée où chaque femme et chaque fille peut vivre dans la dignité, la sécurité et l’égalité », a-t-elle conclu.
Mariama Barry et Mariama Bah pour Guineematin.com
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