Rallier autour de GMD- Bah Oury drague les alliés et alerte : “ Vous connaissez le RPG Arc-en-ciel. L’expérience, qu’est-ce que ça a donné ?”

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Le Premier ministre, Chef du gouvernement, par ailleurs directeur national de campagne du président élu Mamadi Doumbouya lors de l’élection présidentielle du 28 décembre, a rencontré vendredi 6 février 2026 à Conakry, les leaders des partis et mouvements alliés de la GMD. Au cours de cette rencontre, plusieurs sujets ont été abordés par Amadou Oury Bah. Il s’agit entre autres de la tenue des scrutins référendaires et présidentiels, la réclamation par le ‘’peuple’’ de la candidature de Mamadi Doumbouya ainsi que de son élection, sa légitimé, la démission du gouvernement après son élection et l’élargissement des bases de Génération pour  la Modernité et le Développement (GMD), allant dans le sens de la constitution d’un parti politique.

Face à ses pairs, Amadou Bah Oury a tenté de justifier la nécessité de fédérer tout le monde autour de ce mouvement qui qui a porté son champion au pouvoir et qui pourra éventuellement se transformer en formation politique. « Vous allez vous dire, pourquoi créer un parti politique ? Pourquoi ne pas demander aux coalitions, aux mouvements de se fédérer et de constituer une majorité présidentielle qui pourrait l’accompagner ? Et n’est-ce pas souvent ? Parce que je sais que c’est à ça que vous pensez. Mais l’expérience a prouvé que ce type d’attelage ne peut pas résister dans un processus de transformation d’un pays. Vous connaissez le RPG Arc-en-ciel. L’expérience, qu’est-ce que ça a donné ? Nous connaissons, dans d’autres pays, dans d’autres continents, le conglomérat de ce genre de dynamique politique. Nous ne pourrons pas faire face à des situations où, très souvent, les intérêts catégoriques ou les querelles de groupes pourront s’exacerber, au risque de casser rapidement la dynamique. Or, vous savez que la Guinée vient de loin. Nous n’avons pas le droit, dans le contexte actuel, après tout ce qui a été fait durant ces quatre dernières années, d’avoir un processus politique qui va recréer les conditions de l’instabilité dans le pays, du fait de la gouvernance ou d’absence de lignes politiques claires pour mettre en place les institutions de la République. Je crois que la grande majorité d’entre vous, personne ne me dira que la démarche n’est pas appropriée dans les circonstances et les conditions actuelles. Comme on est ensemble, on peut aller plus loin pour expliciter pourquoi ce que je dirai tout à l’heure a été privilégié. Le président Issoufou, du Niger, dans une conversation en public, nous disait : ‘’Regardez ce qui se passe en Afrique de l’Ouest. L’existence de partis politiques structurés sur l’ensemble du territoire national est une condition sine qua non de stabilité du pays’’. Le Mali, à partir du moment où l’ADEMA s’était déstructuré en dix mille partis, les conditions de l’instabilité se sont créées. Et on sait où est-ce qu’ils en sont aujourd’hui avec cette présence djihadiste. Le parti de Compaoré, lorsque Blaise Compaoré a été démis, le parti qui le soutenait a éclaté. Oui ou non ? Ce parti éclatant a donné dix mille branches et a contribué très rapidement à une forme de déstabilisation du Burkina. Bien. Je ne parlerai pas de l’autre voisin. Mais le président Issoufou, puisqu’il n’avait pas parlé de son pays, il a parlé des deux autres pour nous dire l’existence de partis politiques, surtout d’un parti politique qui a une vocation nationale, qui est implantée sur l’ensemble du territoire, qui a une gouvernance et une orientation en conformité avec les aspirations de la majorité, est une nécessité pour assurer la stabilité et la viabilité des institutions. Par conséquent, nous avons la même équation concernant notre pays. Après avoir fait tout ça, est-ce que nous allons rester les bras croisés et aller tout droit vers une possible déstabilisation ? Non. Il faut comprendre les mesures, d’où la nécessité d’envisager la création d’un parti politique GMD Unique », a-t-il soutenu.

Depuis l’émergence de cette idée, les acteurs concernés semblent divisés sur la question laissant ainsi le couloir de négociation pour mieux harmoniser les positions. Un droit que le responsable chargé d’élargir n’a pas dénié aux partis et mouvements alliés. Pour être mieux convaincant, Amadou Bah Oury fait état de la mise à disposition de la mouture d’un document pour le besoin de la cause. « En ce moment, il a été indiqué, à partir de lundi, la plupart d’entre vous auront les projets de statuts, les projets de règlements intérieurs et le projet de manifeste. Le projet de statuts indique bel et bien que les adhésions sont individuelles. C’est lourd de sens, adhésions individuelles, c’est-à-dire, monsieur Doré, votre bureau politique national, individuellement, ceux qui veulent adhérer à la GMD, bâtir ensemble, individuellement, vont adhérer individuellement sans faire référence à leur appartenance antérieure…Donc, l’adhésion individuelle, cela veut dire que ceux qui adhèrent individuellement renoncent à leur parti politique. Je suis bien placé, je suis bien placé pour vous le dire, n’est-ce pas ? Parce que, moi aussi, président de l’UDRG, je renonce à l’UDRG en tant que parti politique. Je sais que chacun d’entre vous s’est échiné pendant des années et des années à construire quelque chose. Ce n’est pas facile de dire maintenant mettez tout ça de côté et repartons à zéro. Mais l’intérêt du pays, la dynamique que nous enclenchons, mérite des sacrifices au regard des intérêts fondamentaux de la Guinée », a déclaré le locataire du Palais de la Colombe.

Les dés sont lancés et il revient désormais aux acteurs concernés de se décider. Adhèreront-ils ou pas ? L’avenir nous édifiera.

Lebêre Baldé 

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