Procès 28 septembre: le Colonel Bienvenu Lamah réclame une confrontation avec le Général Sékouba Konaté

il y a 3 heures 25
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Poursuivi pour son implication présumée dans le massacre au stade de Conakry en 2009, le colonel Bienvenu Lamah continue de clamer son innocence. Lors de l’audience de ce lundi, l’officier de gendarmerie a soutenu avec insistance que la manifestation de la vérité sur cette répression sanglante qui a coûté la vie à plus de 150 Guinéens selon les organisations internationales passe impérativement par la comparution du Général Sékouba Konaté, ministre de la Défense à l’époque des faits.

Face aux avocats de la défense, le prévenu a exigé du tribunal une confrontation directe avec l’ancien numéro deux de la transition.

« Le Général Konaté n’a qu’à venir. On parle de l’armée, quand même ! Pourquoi refuse-t-il de venir s’expliquer sur Kaléah ? Il doit être là pour faire le point de la situation au peuple de Guinée. Il avait même son garde du corps auprès des instructeurs blancs au camp de Kaléah », a martelé le colonel Lamah.

Régulièrement cité par le témoin Mamadi Soumaoro et le commandant Aboubacar Toumba Diakité, le colonel Lamah est placé sous mandat de dépôt depuis novembre 2022. Pourtant, il déplore que les confrontations avec ses accusateurs n’aient jamais eu lieu.

Selon ses déclarations, Mamadi Soumaoro aurait prétexté une maladie le jour de leur confrontation devant le juge d’instruction. Quant à Toumba Diakité, il aurait purement et simplement refusé la confrontation.

« Toumba est allé jusqu’à crier sur le juge d’instruction, arguant qu’il n’y aurait pas de confrontation, alors que c’est lui-même qui m’a cité », a déploré le prévenu à la barre.

Le colonel Bienvenu Lamah, qui maintient qu’aucune recrue de Kaléah n’est associée au massacre, estime être la cible d’une appartenance identitaire. Il accuse Toumba Diakité de vouloir noyer le poisson pour détourner l’attention des recrues du Camp CIAM (Kilomètre 66), dont l’implication avait pourtant été évoquée par Toumba lui-même lors d’une interview accordée au journaliste de RFI, Olivier Roger.

« Ils veulent écarter l’affaire du CIAM et le reportage de RFI parce qu’ils savent que, sur ce terrain, leurs proches seraient inquiétés », a-t-il déclaré à la barre.

Alhassane Fofana

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