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La cérémonie de passation de services s’est tenue ce vendredi entre les anciens ministres des Postes et Télécommunications, Rose Pola Pricemou, de l’Information et de la Communication, Fana Soumah, et leur successeur, Mourana Soumah, désormais ministre de la Communication et de l’Économie numérique.
Dans son discours d’investiture, le nouveau ministre a exprimé sa gratitude au Président de la République, le général Mamadi Doumbouya, pour la confiance placée en sa personne, une confiance qui, selon lui, « honore mais engage ». Il a souligné le poids des responsabilités liées à ce département stratégique, au cœur de la souveraineté moderne de l’État.
Mourana Soumah a également rendu un hommage appuyé aux ministres sortants, saluant les réformes engagées et les bases solides posées dans leurs secteurs respectifs. Il a insisté sur le caractère structurant de la nouvelle configuration ministérielle, issue de l’unification de la communication, des médias, des télécommunications, de l’économie numérique, de l’innovation et des postes.
« Cette unification n’est pas un simple regroupement administratif. Elle traduit une vision politique claire : penser ensemble l’information, les médias, les infrastructures numériques, les données et l’innovation », a-t-il déclaré.
Parmi ses premières priorités figure la réorganisation interne du ministère, axée sur la clarification des responsabilités, la rationalisation des services et le renforcement de la coordination, dans une logique de performance et de résultats mesurables.
Dans le domaine de la communication et des médias, le ministre ambitionne de consolider un paysage médiatique professionnel, crédible et responsable, tout en poursuivant la modernisation des médias publics. Il a notamment mis en avant le rôle essentiel des radios rurales dans la cohésion sociale et l’inclusion territoriale, rappelant qu’une quarantaine d’entre elles sont engagées dans un processus de modernisation et de transition numérique.
Les acquis, tels que la Maison de la presse et le Fonds d’appui au développement des médias (FADEM), seront consolidés. Une réforme des mécanismes de financement du FADEM est également annoncée, afin d’en améliorer l’efficacité et la transparence.
Parmi les projets structurants évoqués figure la migration vers la Télévision Numérique Terrestre (TNT), dont l’accord de financement devrait prochainement être ratifié par le Conseil national de la transition (CNT). L’Institut national de l’audiovisuel est par ailleurs appelé à jouer un rôle central dans la sauvegarde du patrimoine audiovisuel guinéen.
Sur le volet des télécommunications et de l’économie numérique, Mourana Soumah a insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures critiques, les centres de données (datacenters), la souveraineté des données, ainsi que les plateformes de gouvernance numérique et les projets d’interconnexion régionale.
L’innovation, a-t-il martelé, « ne sera pas un slogan », mais devra produire de la valeur ajoutée, créer des emplois et renforcer la compétitivité de l’économie nationale. Il a rappelé que la contribution de l’économie numérique au PIB reste inférieure à celle de plusieurs pays de la sous-région, appelant à une accélération soutenue, notamment à travers les partenariats public-privé.
Le ministre a également mis l’accent sur l’amélioration de la connectivité, l’inclusion financière et la transformation digitale, invitant la Poste guinéenne à devenir un levier majeur d’inclusion territoriale, sociale et financière, en particulier en milieu rural.
Enfin, Mourana Soumah a appelé à la rigueur, à l’engagement des cadres et à une collaboration étroite avec les médias, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers.
« Le défi est immense, mais les bases sont solides. Nous avons les moyens de réussir », a-t-il conclu, s’engageant à servir l’État et le peuple guinéen avec humilité, rigueur et détermination.
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il y a 2 heures
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