La polygamie: vérité silencieuse et justice incomprise (Par Dorah Aboubacar Koita)

il y a 1 jour 47
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Il y a quelques semaines, en parcourant mon fil d’actualités Facebook, je suis tombé sur un partage du dynamique Sekou Marega portant sur la polygamie. J’ai souhaité le commenter, en soutenant, comme toujours, la polygamie.

À la suite de ce commentaire, un débat intéressant et enrichissant s’est engagé avec un frère défendant la position contraire.

C’est alors que j’ai constaté, une fois de plus, que la polygamie est souvent présentée comme un fardeau impossible, un chaos annoncé, une injustice inévitable.

Mais ce discours n’est pas une analyse : c’est une projection.

Et surtout, une confusion entre l’incapacité de certains hommes à être justes et l’impossibilité supposée de la polygamie elle-même.

Car le véritable problème n’est pas la polygamie.

Le véritable problème, c’est l’homme injuste.

En Islam, une règle est fondamentale : Dieu ne charge aucune âme au-delà de ses capacités.

Si la polygamie était, par nature, impossible à assumer avec justice, elle n’aurait jamais été permise. Le Coran n’a pas interdit la polygamie ; il a posé une condition : l’équité. Affirmer donc que « personne ne peut être juste » revient à suggérer que Dieu aurait autorisé l’irréalisable est une position théologiquement incohérente.

La confusion vient de l’équité elle-même.

L’Islam n’exige pas l’égalité des sentiments, chose impossible et explicitement reconnue mais la justice dans les actes : respect, protection, prise en charge, dignité, absence de négligence. Cette justice-là est humaine, concrète et accessible à l’homme sincère et responsable.

Ceux qui condamnent la polygamie au nom de la justice ferment pourtant les yeux sur les injustices banalisées de la monogamie contemporaine : tromperies, relations parallèles, familles cachées, femmes abandonnées, mères célibataires sans protection. La polygamie ne crée pas ces réalités ; elle les encadre. Elle transforme la tentation en responsabilité, l’instinct en engagement, le secret en devoir assumé.

La polygamie n’est pas pour tout le monde et c’est précisément ce qui lui donne sa noblesse.

Les échecs n’invalident pas la polygamie ; ils révèlent des hommes qui n’étaient pas qualifiés pour la porter.

Le monde change, mais les besoins humains demeurent.

Dans des sociétés où :

• les femmes sont plus nombreuses que les hommes,

• les divorces explosent,

• les mères isolées se multiplient,

• la sexualité est libérée tandis que la responsabilité s’effondre,

la polygamie demeure une réponse pragmatique, humaine et morale.

Elle n’est pas une fantaisie d’un autre âge : elle constitue un modèle de gestion sociale que beaucoup de cultures observent — parfois avec envie — sans oser l’assumer.

En définitive, ce n’est pas la polygamie qui est en crise.

C’est l’homme moderne, qui confond liberté et libertinage, modernité et irresponsabilité.

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