Kankan : face à la flambée du prix de la viande, le préfet hausse le ton

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Face à la hausse rapide du prix de la viande à Kankan, les autorités préfectorales ont fixé de nouveaux tarifs après des négociations avec les acteurs de la filière. Le préfet, le colonel Mohamed Niang, affirme vouloir protéger le pouvoir d’achat des populations et empêcher toute spéculation avant la Tabaski.

Le prix de la viande a connu une forte augmentation et constitue un sujet de préoccupation majeure à Kankan ces derniers temps.

En l’espace d’un mois, le kilogramme est passé de 45 000 à 80 000 francs guinéens, une augmentation qui a suscité de vives tensions entre les bouchers et les autorités administratives.

Lors d’une rencontre tenue en milieu de semaine avec les 57 chefs de quartier de la commune urbaine, le préfet de Kankan, le colonel Mohamed Niang, est revenu sur cette situation qu’il juge préoccupante.

« Nous devons veiller au bien-être et au bonheur de nos concitoyens. Ce n’est pas parce que certains peuvent payer qu’il faut imposer des prix inaccessibles à toute la population », a-t-il déclaré.

Selon le préfet, certains bouchers avaient décidé de porter le prix du kilogramme de viande à 80 000 francs guinéens, alors qu’il se situait auparavant autour de 50 000 francs.

« C’était trop fantaisiste. Nous avons dû intervenir et certains ont même passé des journées au commissariat », a expliqué le colonel Niang.

À l’issue des discussions entre les représentants du commerce, de l’élevage et de la filière bétail-viande, un compromis a été trouvé.

Le kilogramme de viande sans os est désormais fixé à 65 000 GNF, tandis que la viande avec os est vendue à 60 000 GNF.

Pour les autorités, cette décision vise à contenir les prix dans une période où la demande augmente traditionnellement à l’approche de la fête de Tabaski.

« Nous avons constaté que cette hausse est surtout circonstancielle. À chaque veille de fête, certains tentent de profiter de la situation. Nous avons dit non. Nous n’allons pas laisser faire », a martelé le préfet.

Les bouchers justifient cette hausse par le départ des zébus maliens, qui approvisionnent une partie du marché local.

Un argument que le préfet de Kankan dit ne pas accepter entièrement

Il rappelle que les restrictions liées à certaines formes de transhumance répondent à des préoccupations environnementales et sécuritaires.

« Ils ne vont pas nous contraindre à accepter l’inacceptable », a-t-il lancé.

Le colonel Mohamed Niang dénonce notamment l’abattage anarchique d’arbres ainsi que les dégâts causés par certains troupeaux dans les zones agricoles.

Il a également évoqué l’implication de jeunes dans des arrangements informels facilitant la présence de troupeaux dans certaines localités, une pratique qui, selon lui, alimente des tensions communautaires et contribue à la dégradation de la couverture végétale.

‎À travers cette intervention, les autorités préfectorales affichent leur volonté de concilier plusieurs impératifs : maintenir des prix accessibles pour les consommateurs, protéger les ressources naturelles et préserver la stabilité sociale à l’approche des grandes fêtes.

Reste à savoir si ce compromis permettra de stabiliser durablement le marché de la viande dans la capitale de la Haute-Guinée.

Karifa Kansan Doumbouya, correspondant à Kankan

622 47 09 60

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