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Dr Ibrahima Kassory Fofana était de nouveau attendu à la barre ce jeudi 26 mars 2026 devant la chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Mais il ne s’est pas présenté.
Selon ses avocats, il est malade et souhaite être entendu depuis son lit. C’est le message qu’ils ont adressé à la Cour. Toutefois, le ministère public ne partage pas cette position.
Le procureur spécial, Aly Touré, a affirmé que le prévenu refuse catégoriquement de comparaître en audience publique dans cette affaire, comme il l’avait déjà fait en première instance.
Il a ainsi demandé à la Cour de ne pas accéder à la requête de la défense visant à entendre le prévenu en dehors du cadre habituel de l’audience.
Les avocats de la partie civile, au nombre de trois Maîtres Pépé Antoine Lamah, Babaen Camara et Kalil Camara ont abondé dans le même sens. Ils estiment que l’ancien Premier ministre cherche à se soustraire à la justice, rappelant qu’il n’est nullement au-dessus de la loi.
Selon eux, le peuple a besoin de connaître la vérité. C’est pourquoi ces avocats de l’État guinéen ont sollicité la poursuite de la procédure, notamment à travers les réquisitions et les plaidoiries.
Après une brève suspension de l’audience, la Cour a finalement ordonné l’audition du prévenu en présence de toutes les parties le lundi 30 mars 2026 à la clinique Pasteur à 10 heures.
Lansana Cissé magistrat de la chambre des appels de la CRIEF a été commis à l’effet d’y procéder. Il sera accompagné de Aboubacar Fanta Diané, greffier.
En outre, l’audition de Donkass se fera en présence de son médecin traitant. Par ailleurs La date de reprise de l’audience est fixée au jeudi 2 avril 2026. Le tout en application des dispositions de l’article 484 du code de procédure pénale.
Pour rappel, Dr Ibrahima Kassory Fofana a été remis en liberté le 5 mars dernier pour des raisons de santé, après avoir été placé en détention préventive depuis le 31 mai 2022.
Il est poursuivi pour détournement de deniers publics portant sur un montant de 15 milliards de francs guinéens, selon ses conseils. Il est également accusé d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
Sékou Diatéya
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il y a 1 heur
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