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Le bras de fer est engagé. Faute d’accord avec la Chancellerie, les greffiers et secrétaires de greffe de Guinée ont déposé un préavis de grève nationale. Dès le lundi 26 janvier 2026, le service sera réduit au strict minimum légal sur toute l’étendue du territoire.
Le Garde des Sceaux est au pied du mur. Dans un document officiel adressé au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le corps des greffiers dénonce l’enlisement de ses revendications. Malgré plusieurs tentatives de médiation, le constat reste amer : aucune « réponse concrète » n’a été apportée à l’urgence sociale qui frappe la profession.
Un statut obsolète et des salaires impayés
Le cœur du conflit repose sur la refonte du cadre légal. Les grévistes exigent la signature immédiate du nouveau statut professionnel, censé remplacer le décret de 2016 (D/2016/240/PRG/SGG). Mais les griefs ne sont pas que juridiques ; ils sont aussi matériels et financiers.
Le cahier de doléances est lourd :
Arriérés de salaires : Cent agents (issus des 4ème et 5ème promotions) attendent toujours un an de solde.
Moyens de travail : Absence de robes professionnelles et manque criant de logistique.
Formation : Un besoin de mise à niveau continue pour l’ensemble du corps.
Vers une paralysie du service public ?
Tout en réaffirmant leur respect du cadre constitutionnel et leur volonté de ne pas « perturber l’ordre public », les greffiers préviennent : sans avancée majeure, les tribunaux tourneront au ralenti. L’enjeu est de taille pour le justiciable guinéen, alors que le système judiciaire peine déjà à résorber ses dossiers.
Toutefois, la porte n’est pas totalement fermée. Le communiqué souligne une ouverture au « dialogue social », laissant une ultime chance à la négociation avant l’échéance fatidique du 26 janvier.
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il y a 2 heures
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