Journée internationale des Droits des femmes à Forécariah : « L’argent a disparu, il n’y a pas de retrait »

il y a 3 heures 21
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En Guinée, la célébration de la Journée internationale des droits des femmes a eu lieu dans un contexte particulièrement difficile pour de nombreuses femmes à Forécariah. Entre la cherté des denrées alimentaires, les difficultés de trouver de l’argent en liquide et le manque d’infrastructures pour leurs activités commerciales, plusieurs femmes, rencontrées sur les marchés et dans les rues de la ville ce dimanche 8 mars, expriment leurs inquiétudes. Certaines lancent des appels à l’aide aux autorités pour améliorer leurs conditions de vie, tandis que d’autres espèrent des solutions concrètes pour soutenir leurs activités économiques et garantir un meilleur avenir à leurs enfants, rapporte Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.

La Guinée est plongée dans une crise de liquidité sans précédent, suscitant chez les populations de grandes difficultés. Alors que les autorités peinent à trouver une réponse adéquate à la crise, les femmes continuent de tirer le diable par la queue. C’est le cas à Forécariah où la situation laisse à désirer.

Mafoudia Camara, femme handicapée, se dit abandonnée et demande de l’aide. « Je suis là pour qu’on m’aide. Je n’ai pas de pied ni de bras qui fonctionnent. Toute ma famille est au village, je suis abandonnée comme ça. Donc, je demande aux autorités de m’aider. C’est la fête des femmes, c’est de nous unir. Moi aussi je veux quitter sous le soleil. Je ne peux rien faire, je demande de l’aide », a-t-elle souligné.

M’Mahawa Camara, vendeuse

Pour sa part, M’Mahawa Camara, vendeuse, s’inquiète de la cherté de la vie. « Je suis très contente du 8 mars ; mais aussi inquiète, parce que ce que nous voulons, c’est que le prix des denrées diminue. Ça nous fait beaucoup souffrir. Nos enfants aussi, il faut les aider à bien étudier. Actuellement, les hommes ne peuvent pas satisfaire les femmes sur tout. Donc, il faut nous aider pour que les prix diminuent », a-t-elle plaidé.

Hassanatou Bah, vendeuse de poisson

Hassanatou Bah, vendeuse de poisson, demande de l’aide pour que le marché soit pourvu en frigos pour la conservation des produits. « C’est une grande joie pour nous. Ce que nous voulons, c’est que nos enfants étudient. Nous vendons du poisson ici, mais ce qui nous fatigue, c’est qu’on n’a pas de frigo. On n’a pas un endroit approprié pour garder au frais les poissons. On prend le poisson jusqu’à Conakry ; donc, c’est cher. Les autorités n’ont qu’à penser à nous ici à Forécariah. Le président Mamadi Doumbouya n’a qu’à penser à nous aussi. Nous voulons nourrir nos enfants et c’est dans ça aussi que nous gagnons », a-t-elle lancé.

Mafoudia Fofana, vendeuse

De son côté, Mafoudia Fofana, vendeuse, dénonce le manque d’argent dans le marché. « Que Dieu aide la Guinée. Nos marchandises sont là, mais il n’y a pas d’argent. À la banque aussi, il n’y a pas d’argent. Le marché ne va pas et le retrait (Orange Money) ne marche pas aussi. L’argent a disparu, il n’y a pas de retrait. Donc, c’est une grande difficulté », a fait savoir Mafoudia Fofana.

Ismaël Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 624 69 33 33

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