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Le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités a célébré, ce lundi 13 avril 2026 à Kaloum, la Journée internationale des droits des femmes, habituellement commémorée le 8 mars. Placée sous le thème « Assurer l’accès à la justice pour toutes les femmes et les filles », cette édition a réuni plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs de la société civile engagés dans la défense des droits des femmes. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara ; la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall ; ainsi que la ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara. La rencontre a été marquée par des panels axés sur l’accès à la justice et la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), a constaté sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.
Dans son intervention, la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Patricia Adeline Lamah, a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes existants afin de garantir un accès effectif à la justice pour toutes les femmes et les filles sur l’ensemble du territoire national.
Patricia Adeline Lamah, ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités« Derrière les sujets que nous aborderons aujourd’hui, il y a des vies. Derrière les chiffres que nous évoquerons et que nous évoquons parfois, il y a des visages. Et derrière certains silences, il y a des femmes qui n’ont pas encore pleinement bénéficié des mécanismes de protection et de justice mis en place. C’est ce qui donne tout son sens au thème de cette édition 2026 de la Journée internationale des droits des femmes : assurer et renforcer l’accès à la justice pour toutes les femmes et toutes les filles. Un thème exigeant, un thème nécessaire, un thème qui nous engage collectivement. Cette dynamique, placée sous le haut patronage de Son Excellence M. Mamadi Doumbouya, président de la République, traduit une volonté forte : celle de consolider les acquis et de renforcer durablement la protection des femmes et des filles dans notre pays. Elle s’inscrit dans une démarche collective, portée par les autorités publiques et l’ensemble des partenaires, visant à renforcer l’effectivité des droits des femmes et des filles à travers une approche coordonnée, structurée et résolument orientée vers des résultats concrets et durables… L’accès à la justice est un droit fondamental. Au cours des dernières années, des avancées importantes ont été réalisées grâce à l’engagement du gouvernement, sous l’impulsion de M. le Premier ministre Amadou Oury Bah, et à la mobilisation de l’ensemble des acteurs. Des mécanismes ont été renforcés, des dispositifs d’accompagnement ont été développés et des efforts continus sont menés pour rapprocher la justice des populations », a déclaré la ministre.
Patricia Adeline Lamah a également indiqué que les panels organisés visaient à identifier des pistes concrètes pour améliorer les dispositifs d’accès à la justice et renforcer la coordination institutionnelle dans la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre.
De son côté, Khaïté Sall, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, a mis en avant les actions menées dans les structures sanitaires pour la prise en charge des victimes. Elle a évoqué l’existence d’unités spécialisées dans les hôpitaux préfectoraux et régionaux, chargées d’assurer l’accueil, les soins et l’orientation des survivantes de violences, y compris les mutilations génitales féminines.
Khaité Sall, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique« Il faut noter que nous avons des unités de prise en charge au sein des hôpitaux préfectoraux et des hôpitaux régionaux, qui assurent l’accueil, les soins et la référence des personnes victimes de violences basées sur le genre, y compris les mutilations génitales féminines au sein de nos structures sanitaires. Nous assurons de leur prodiguer des soins dignes, des soins humains et surtout des soins équitables. Cela a été l’opportunité pour nous aujourd’hui d’examiner la faisabilité d’une prise en charge intégrale des VBG par le ministère dans nos structures sanitaires. Je me suis engagée à étudier cette faisabilité afin d’apporter ce soutien dont nos compatriotes ont tant besoin dans les structures. Cette initiative du ministère est salutaire, car elle met en exergue l’intersectorialité de la problématique des VBG. Nous avons tous un rôle à jouer dans la lutte contre les VBG. Pour le ministère de la Santé, je reste pleinement engagée à jouer ma partition aux côtés de mes collègues pour nous assurer que la population a accès à des soins dignes », a-t-elle laissé entendre.
Kemo Oularé, inspecteur général de police, chef de cabinet du ministère de la Sécurité et de la Protection civileReprésentant le ministère de la Sécurité et de la Protection civile à cette rencontre, l’inspecteur général de police Kémo Oularé a détaillé le dispositif mis en place par les forces de sécurité. Il a expliqué que la police agit à la fois sur les plans stratégique et opérationnel, avec l’existence d’une direction dédiée à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et la présence d’officiers de police judiciaire formés dans les commissariats à travers le pays. Il a également annoncé la création d’unités spécialisées dans les zones minières, particulièrement exposées à ce type de violences.
Pour sa part, la directrice générale de l’Office de protection du genre et des mœurs (OPROGEM), Marie Gomez, a insisté sur l’importance de la collaboration entre les institutions judiciaires, les services de santé, les forces de sécurité, les ONG et la société civile.
« Nous sommes des officiers de police judiciaire. Notre mission est de constater les infractions à la loi pénale, de réunir les preuves, d’arrêter les auteurs et de les déférer devant les parquets compétents. Nous travaillons sous la supervision du procureur, que nous informons avant toute action. Concernant les violences basées sur le genre, nous avons insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des officiers de police judiciaire. Un OPJ doit comprendre que toute personne, qu’elle soit victime ou présumée auteure, a des droits et doit être traitée dignement. Nous collaborons étroitement avec le ministère de la Femme et ses travailleurs sociaux présents sur toute l’étendue du territoire. Nous travaillons également avec les ONG et la société civile, qui nous signalent souvent des cas nécessitant une prise en charge judiciaire. Nous plaidons pour le renforcement de cette synergie d’action, car la lutte contre les VBG implique plusieurs acteurs : la justice, la santé, la sécurité, les ONG et la société civile. Enfin, au-delà de la répression, nous privilégions la sensibilisation. Comme on le dit souvent : mieux vaut prévenir que guérir. Nous appelons donc à renforcer cette collaboration afin d’éradiquer durablement les violences basées sur le genre », a souligné Mme Marie Gomez.
Ismaël Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 624 693 333
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