Guinée  : la ministre Mariama Ciré présente le tableau de bord de l’économie pour 2026

il y a 2 heures 21
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Ce samedi 28 mars 2026, devant le Conseil national de la transition, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a défendu les grandes orientations de la Loi de Finances Initiale (LFI) 2026, présentée comme un levier stratégique pour accélérer la transformation économique du pays et consolider sa souveraineté financière.

Le gouvernement table ainsi sur une croissance de 9,5 % en 2026, avec une inflation maîtrisée autour de 3,5 % et un déficit budgétaire contenu à 2,1 % du PIB, traduisant une volonté affichée de concilier ambition et rigueur.

Au-delà des agrégats macroéconomiques, la ministre a insisté sur un changement de paradigme : « Ce budget est un instrument de souveraineté économique et une feuille de route opérationnelle ». Une orientation qui s’inscrit dans la vision portée par le programme Simandou 2040, initié sous l’impulsion du président Mamadou Doumbouya. Ce vaste chantier, conçu « par les Guinéens et pour les Guinéens », ambitionne de faire de la Guinée un pays prospère à long terme, grâce à une planification intégrée et systémique.

Doté d’un coût global estimé à plus de 330 milliards de dollars, le programme Simandou 2040 repose sur plus de 120 projets structurants répartis en trois phases d’investissement. La première, évaluée à 55 milliards de dollars, vise les infrastructures prioritaires et les programmes sociaux. Les phases suivantes ambitionnent d’accélérer l’industrialisation et de consolider le capital humain et territorial.

Sur le plan budgétaire, les recettes sont projetées à 55 858 milliards de francs guinéens, en hausse de 27,1 % par rapport à 2025. Cette progression repose notamment sur l’intensification des réformes fiscales, la digitalisation des régies financières et les retombées attendues de l’exploitation du minerai de fer de Simandou. Les recettes minières devraient ainsi enregistrer une croissance spectaculaire de près de 70 %.

Dans cette dynamique, le gouvernement prévoit également la mise en place d’un fonds souverain destiné à capter les rentes minières et à financer les investissements stratégiques, tout en garantissant une épargne pour les générations futures. Un mécanisme renforcé par l’accompagnement de partenaires internationaux et des initiatives visant à améliorer la crédibilité financière du pays sur les marchés.

Les dépenses, quant à elles, s’élèvent à plus de 64 000 milliards de francs guinéens, en hausse de 18,3 %. Une part importante est consacrée aux investissements publics, qui représentent près de 46 % du budget. Les secteurs sociaux ne sont pas en reste : santé, éducation, accès à l’eau et soutien aux collectivités locales figurent parmi les priorités affichées.

Parmi les mesures phares annoncées figurent l’équipement des structures sanitaires, l’acquisition d’ambulances et de matériels médicaux, la réalisation de 1 600 points d’eau à travers le pays, ainsi que le renforcement des moyens des administrations déconcentrées. Le gouvernement entend également soutenir le transport public, le système pénitentiaire, les PME et, fait inédit, les fédérations sportives.

En définitive, la LFI 2026 traduit une ambition claire : mobiliser davantage de ressources, investir massivement sans compromettre les équilibres macroéconomiques et transformer chaque dépense publique en impact concret pour les populations. « Le véritable enjeu n’est pas seulement de dépenser, mais de produire des résultats », a conclu la ministre, appelant à une exécution rigoureuse et orientée vers la performance.

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