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Le Fonds d’Appui à la Promotion des GAZ (FAPGAZ S.A) poursuivait la société Guinée Gaz et son dirigeant, Bouha Khalil, devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour des faits de diffamation par voie de presse. La décision découlant de cette affaire a été rendue ce jeudi 03 avril 2025. Les prévenus ont été déclarés coupables des faits à eux reprochés. Pour la répression, le tribunal les a condamnés au paiement d’une amende d’1 million de francs guinéens chacun.
Sur l’action civile, la société FAPGAZ S.A et son directeur général, Kaman Sadji Diallo ont été reçus en leur constitution de parties civiles. La société Guinée Gaz et son gérant ont été condamnés solidairement à leur payer 200 millions de francs guinéens pour toute cause de préjudice confondu.
Par la même occasion, le juge a ordonné le versement provisoire des dommages et intérêts. Il a aussi ordonné l’insertion de sa décision dans plusieurs sites internet comme mosaiqueguinee.com, mediaguinee.com, africaguinée.com, lerevelateur224.com et guineenews.org aux frais des condamnés sous peine d’astreinte de 2 millions de francs guinéens par jour de retard.
Au sortir de l’audience, Me Pépé Antoine Lamah, l’avocat de la partie civile a indiqué à la presse qu’il trouve le montant alloué à la société FAPGAZ S.A et à son DG un peu minime. Toutefois, avant de décider de faire appel ou pas, il est réconforté par la décision du tribunal d’autant plus que celle-ci rétablit ses clients dans leur honneur.
« Nous sortons satisfaits de cette audience, parce que partiellement, la considération, la réputation, la notoriété de M. Kaman Sadji Diallo et de l’entité qu’il dirige, je veux parler de la société publique FAPGAZ S.A, avaient subi un sérieux coup du fait des comportements nuisibles et diffamatoires de ces deux prévenus. Donc, nous sommes satisfaits et nous osons croire qu’ils seront habités par le Saint-Esprit pour ne pas exercer un recours. Faute de quoi nous n’hésiterons pas à faire appel incident pour aller aggraver leur sort en appel », a-t-il assuré.
Me Pépé Antoine Lamah avait en face Me Kalil Aïssata Keita. L’avocat de Guinée Gaz et son gérant. En réplique à la réaction de son confrère, ce dernier a affirmé que cette procédure est une manœuvre dilatoire de la part de la société FAPGAZ S.A et de son conseil pour tenter d’influencer, selon lui, l’affaire pendante devant la chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).
« Il y a une affaire pendante par devant la CRIEF opposant mon client à la société FAPGAZ S.A. Puisque la société FAPGAZ S.A sait très pertinemment qu’elle va perdre cette affaire, elle a conseillé à son avocat d’utiliser des manœuvres dilatoires pour poursuivre mes clients devant le tribunal de Dixinn pour des faits de diffamation. Malheureusement, le tribunal n’a pas entendu les arguments soulevés par la défense. Il a cru bon de juger l’affaire et de condamner mes clients à une amende d’un million. C’était vraiment l’objectif recherché par FAPGAZ S.A et son conseil. Cependant, on ne va pas se laisser faire. On va relever appel de ce jugement très rapidement », a-t-il répondu.
Dans cette affaire, tout est partie d’une procédure judiciaire que la société Guinée Gaz a initiée contre le Fonds d’Appui à la Promotion des Gaz et son directeur général devant la CRIEF. Après la toute première audience devant cette juridiction spécialisée, la société Guinée Gaz a décidé d’exercer un droit réponse dans la presse contre un certain nombre de compte rendus d’audience.
Estimant que la société Guinée Gaz et ses dirigeants ont proféré des propos diffamatoires portant atteinte à leurs honneur et considération dans leur droit de réponse, la société FAPGAZ S.A et son DG ont cité la société Guinée Gaz et son dirigeant devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour diffamation par voie de presse. Les plaignants pensent que les prévenus pouvaient attendre leur tour de parole pour apporter la contradiction devant la CRIEF au lieu de tenir des propos diffamatoires dans un droit de réponse.
Sékou Diatéya