PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
Quatre jours après l’investiture de Mamadi Doumbouya à la tête de la magistrature suprême, l’activiste des droits humains Mamadou Kaly Diallo a livré son analyse des quatre années de transition en Guinée. Il évoque un bilan contrasté, marqué à la fois par des avancées et des préoccupations persistantes.
Selon lui, la situation des droits humains durant la transition ne peut être appréciée de manière univoque. « La situation des Droits de l’Homme est mitigée en Guinée durant ces quatre années de transition. Le progrès accompli dans le cadre de la lutte contre l’impunité en ce qui concerne l’organisation des événements du 28 septembre. Au même moment aussi, il y a la restriction de la liberté de manifestation, la liberté d’opinion, d’expression, et puis entre autres, on a suivi le cas des disparitions forcées. Donc c’est un bilan mitigé », a-t-il déclaré.
Abordant la question des enlèvements et des disparitions présumées touchant plusieurs opposants, Mamadou Kaly Diallo dit nourrir de vives inquiétudes. Il rappelle les principes fondamentaux consacrés par les textes internationaux. « C’est un phénomène inquiétant sur le fondement de l’article 3 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, c’est que tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne », souligne-t-il.
Pour l’activiste, la responsabilité de l’État est pleinement engagée. Il estime qu’il revient aux pouvoirs publics, à travers les institutions et les forces de sécurité, d’assurer la protection des citoyens en toutes circonstances. « Lamentablement, j’ose espérer, maintenant que les élections sont passées, on n’est plus à la période d’exception, ni à la période de la transition, si bien que la charte s’était bien mentionnée qu’en son article 8 qu’aucune situation d’exception ou d’urgence ne doit justifier les violations des droits de l’homme », affirme-t-il.
Estimant que la Guinée a désormais franchi le cap de la période d’exception avec l’organisation de l’élection présidentielle, Mamadou Kaly Diallo appelle les autorités à traduire leurs engagements en actes concrets, conformément aux conventions internationales ratifiées par le pays. « Cela passe aussi par la mise en place d’un cadre de concertation, un cadre de concertation, passer à une vraie réconciliation nationale, à l’effet de retrouver l’unité de la nation », plaide-t-il.
Il insiste également sur la nécessité de signaux forts de la part des autorités. « Je pense que des actes forts, dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’homme, un discours solennel sur le respect des droits de l’homme et la liberté publique des autorités pourrait être un facteur important », estime-t-il.
Pour Mamadou Kaly Diallo, le respect effectif des droits humains constitue un levier essentiel pour la stabilité du pays. « Dans le cadre de l’instauration de ce climat apaisé, de ce climat de paix, ce climat de respect des droits de l’homme et de liberté fondamentale qui s’engage de la paix, de la justice sociale et du progrès économique et social de toutes les nations », a-t-il conclu.
L’article Gouvernance Doumbouya : Kaly Diallo dresse un bilan mitigé des droits humains et fixe ses attentes pour le septennat est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
.png)
il y a 3 heures
17



















English (US) ·