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Depuis plus d’un an, le football de la région forestière traverse une zone de turbulences marquée par l’absence d’infrastructures adaptées et les lourdes conséquences du drame survenu au stade du 3 Avril de N’Zérékoré. Une situation qui oblige les responsables sportifs à faire des choix contraints, souvent au détriment du développement local du sport roi.
Interrogé sur les difficultés rencontrées par la Ligue régionale de football, son président, Lamine Sylla, dresse un constat sans détour : l’absence de stades homologués pèse lourdement sur l’organisation des compétitions. « Oui, bien sûr, nous avons été confrontés à beaucoup de problèmes », reconnaît-il.
Des championnats confiés à la Ligue ont dû être délocalisés, faute de terrains répondant aux normes requises.
La problématique s’est récemment illustrée avec l’organisation du Championnat National 2, initialement prévu en zone forestière. Mais, en l’absence de stade disponible, la Ligue amateur de football n’a eu d’autre choix que d’orienter la compétition vers Kissidougou, une localité relevant pourtant de la compétence de la Ligue régionale de Faranah. « Nous, notre ressort va de Yomou à Guéckédou », précise Lamine Sylla, soulignant le caractère exceptionnel et contraint de cette décision.
Avant d’en arriver là, la Ligue avait exploré plusieurs pistes. Les districts de Lola et de Guéckédou ont été sollicités. Guéckédou avait déjà accueilli, par le passé, un championnat national, mais l’expérience s’était révélée décevante : faible affluence du public, absence de recettes et infrastructures inadéquates. Lola, envisagée comme solution alternative, n’a finalement pas pu répondre aux exigences logistiques.
Résultat : malgré les hésitations, la compétition démarrera autour du 30 du mois de janvier à Kissidougou. Elle réunira quatre équipes de la région forestière : Makona de Guéckédou, Real Nimba de Lola, les Lions Indomptables de Youmou et l’AS Mané de Sirikoro, qui affronteront trois équipes de la région de Faranah, dont celles de Dabola, Dinguiraye et Kissidougou.
Au-delà des contraintes techniques, cette situation est aggravée par les séquelles du drame du 1er décembre 2024 au stade du 3 Avril de N’Zérékoré. Lors de la finale d’un tournoi de football doté du trophée du Général Mamadi Doumbouya, des dizaines de personnes avaient trouvé la mort. Au lendemain de cette tragédie, les autorités ont suspendu toute activité sportive sur le site, unique infrastructure capable d’abriter de grandes compétitions dans la région forestière.
Depuis, les rencontres nationales prévues à N’Zérékoré sont systématiquement délocalisées vers d’autres régions du pays, entraînant des coûts élevés pour les acteurs locaux du football.
« S’il y avait un stade à notre disposition, on verrait combien le football pourrait nourrir et dynamiser toute la région forestière », insiste Lamine Sylla, appelant implicitement à une relance rapide des infrastructures sportives.
En attendant, le football forestier continue de jouer… loin de ses bases, porté par l’espoir que les chantiers annoncés permettront, un jour, de ramener les compétitions là où les supporters les attendent.
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il y a 2 heures
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