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L’exclusion des meilleurs élèves des écoles franco-arabes des institutions d’élite notamment le Prytanée Militaire et la Simandou Academy, suscite une vive indignation. Dr Ibrahima Mansaré, Secrétaire Général du Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe de Guinée (SNEFAG) qui a décidé de briser le silence est monté au créneau pour dénoncer une injustice éducative. Il en a appelle à une refondation inclusive.
Dans un entretien avec notre rédaction, il a souligné que l’absence des lauréats du profil franco-arabe parmi les bénéficiaires des bourses d’études d’excellence et leur exclusion du concours d’entrée au Prytanée Militaire de la session 2025 passent mal. Pour le secrétaire général du SNEFAG, ce traitement renforce le sentiment de mépris de l’État vis-à-vis de cette filière. C’est pourquoi il a tenu à s’adresser directement au ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et aux autorités de la transition : « La refondation de l’État guinéen ne peut se faire sans une justice éducative. Aujourd’hui, un constat amer s’impose : l’élite de demain semble être triée sur le volet selon des critères qui excluent systématiquement une partie brillante de notre jeunesse », a expliqué Dr Ibrahima Mansaré.
En s’interrogeant sur la légitimité de ces barrières, Dr Ibrahima Mansaré a rappelé que le mérite ne devrait pas avoir de langue préférence. « Pourquoi les critères d’accès à ces académies de prestige ne sont-ils pas adaptés pour inclure les génies du franco-arabe ? Ne sont-ils pas aussi des fils et filles de la patrie ? Qu’il ait composé en arabe ou en français, le quotient intellectuel et le dévouement d’un élève à la nation restent les mêmes », a-t-il martelé, déplorant une hiérarchisation injustifiée des diplômes.
Le Secrétaire Général a également interpellé le ministre directeur de cabinet de la présidence de la république, avertissant que le sentiment d’exclusion est une bombe à retardement. Selon lui, ignorer ces talents envoie un message dangereux de citoyenneté à deux vitesses.
Représentant plus de 20 % de l’effectif scolaire national, l’enseignement franco-arabe plaide désormais pour une réforme concrète. Pour corriger ces disparités, le secrétaire général du SNEFAG a soumis quatre propositions majeures aux autorités : L’intégration systématique, en réservant un quota de 10 à 15 % de places au Prytanée Militaire et à la Simandou Academy pour les meilleurs lauréats franco-arabes; L’adaptation des concours, en créant des épreuves permettant aux élèves de démontrer leurs compétences scientifiques et techniques sans barrière linguistique discriminatoire; L’harmonisation des bourses, en alignant les destinations des bourses (Europe, USA, Asie) sur celles de l’enseignement général, sans les limiter aux pays arabophones; Enfin, la valorisation du bilinguisme, en reconnaissant le profil franco-arabe comme une filière d’élite bilingue, stratégique pour la diplomatie et le commerce international.
Il conclut en insistant sur l’unicité et l’indivisibilité de la république: « La République est une et indivisible. Son école doit l’être aussi. Il n’y a pas de sous-lauréats, il n’y a que des enfants méritants de la Guinée », a conclu le Dr Ibrahima Mansaré.
Alhassane Fofana
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il y a 19 heures
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