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L’atelier fondateur de l’Académie virtuelle du CAMES (AVI-CAMES) a été lancé ce lundi 20 mars 2026 à Conakry. Il réunit des directeurs généraux de la recherche et de l’innovation ou directeurs de la recherche et de l’innovation, des vice-présidents ou vice-recteurs représentant les ministres, ainsi que des présidents et recteurs venus de 14 pays membres du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES).


Ce rendez-vous de Conakry a pour ambition de capitaliser les expériences et les acquis de l’espace CAMES, de renforcer les capacités des institutions d’enseignement supérieur et d’accompagner les États membres, explique le Pr Souleymane Konaté, secrétaire général du CAMES.

« L’enseignement supérieur et la recherche scientifique africains traversent une période charnière marquée par de grands défis. En effet, du fait d’une population en majorité jeune et du succès relatif de l’accès à l’enseignement supérieur, nos pays font face à une massification au sein des universités et des grandes écoles, dont les capacités d’accueil en présentiel deviennent insuffisantes. Les ressources humaines qualifiées demeurent insuffisantes au sein de nos universités et de nos institutions de recherche au regard des besoins exprimés, notamment pour transformer le dividende démographique et le potentiel de ressources naturelles en véritable facteur de croissance socio-économique et de prospérité pour nos États. À cela s’ajoutent, très souvent, les inégalités persistantes d’accès à l’éducation, à la formation et à l’information au sein de nos États et entre les États membres de notre espace d’intégration académique, malgré l’existence aujourd’hui d’outils numériques de plus en plus performants. Nos institutions font face également à une transformation mondiale profonde du savoir et de sa transmission, la révolution numérique bouleversant les modèles pédagogiques traditionnels, reconfigurant les relations entre enseignants et apprenants, entre institutions et territoires. Dans ce contexte de mutation accélérée, les pays de l’espace CAMES risquent de se trouver en marge des grandes dynamiques mondiales si nous n’agissons pas avec lucidité et solidarité », a-t-il alerté.
Face à ces défis, le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) a décidé d’agir.
« Face à cette réalité et fort de ses nombreux acquis depuis plus d’un demi-siècle, le CAMES a décidé d’agir. En effet, l’ambition de l’équipe dirigeante actuelle est de consolider et valoriser les acquis de notre institution avec la vision d’en faire une référence internationale en matière d’évaluation scientifique et un véritable outil de développement durable au service de l’Afrique et des États membres, à l’horizon 2033. C’est dans cette optique que nous avons construit, avec l’ensemble des parties prenantes et le soutien de nos ministres, un plan stratégique de développement pour la période 2024-2028. L’Académie virtuelle du CAMES représente, à cet égard, un outil ambitieux de capitalisation des acquis au service des institutions d’enseignement supérieur et de recherche et de nos États membres, ainsi qu’une réponse structurelle et stratégique aux défis précédemment décrits. L’AVI-CAMES constituera, à terme, un centre de services scientifiques et pédagogiques dédié aux États, aux institutions d’enseignement supérieur et de recherche, mais également aux organisations sous-régionales, régionales et aux collectivités locales », a-t-il indiqué.
Parlant de l’Académie virtuelle du CAMES, le chercheur souligne que ce projet constitue le socle du développement scientifique et appelle à une synergie d’action pour atteindre les objectifs visés.
« Le projet fondamental de l’Académie virtuelle du CAMES est de briser les murs du cloisonnement de la science, de l’éducation et de l’innovation au profit du développement et de la paix, dans un esprit de solidarité scientifique. Cette vision ne saurait prendre forme sans une pleine adhésion de nos États membres et de toutes les parties prenantes. Le CAMES tire sa force, sa légitimité et son efficacité de l’entraide et de la solidarité intellectuelle prônées par ses pères fondateurs. Il s’agit de mutualiser et d’optimiser nos ressources en évitant les redondances coûteuses, de créer des ponts scientifiques et pédagogiques entre nos institutions et de bâtir, pierre par pierre, un espace commun de connaissances africaines. C’est précisément pour cette raison que l’Académie qui s’ouvre aujourd’hui revêt une importance capitale. Il s’agit d’élaborer les textes fondateurs de la création et du fonctionnement de l’AVI-CAMES, en vue de leur présentation devant le Conseil des ministres, conformément à la résolution n° SO-CM-CAMES/2025-005 portant création d’une Académie virtuelle du CAMES », a-t-il annoncé.
Présidant l’ouverture de cet atelier fondateur, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a salué la présence des personnalités ayant effectué le déplacement.

Selon Dr Diaka Sidibé, cela témoigne de l’importance de cette rencontre d’échanges entre acteurs du monde scientifique.
Pour sa part, assure-t-elle, la Guinée garantira un cadre de travail propice à l’élaboration des futurs textes organiques et à la stratégie de financement.

« Pour accueillir cet atelier qui réunit experts pays, représentants institutionnels et partenaires techniques et financiers, notre département a pris toutes les dispositions nécessaires. Une commission d’organisation locale dédiée travaille sans relâche pour garantir un cadre de travail propice à l’élaboration des futurs textes organiques et à la stratégie de financement. Les institutions d’enseignement supérieur ne sont pas seulement des lieux de transmission du savoir, elles sont le moteur du capital humain. Avec l’AVI-CAMES, nous créons un levier de développement des compétences sans frontières, permettant à nos enseignants-chercheurs, chercheurs et étudiants de rayonner à l’échelle internationale. La République de Guinée, membre engagée, restera pleinement mobilisée pour que cette Académie devienne une réalité tangible. Nous sommes convaincus que la maîtrise des technologies éducatives est le socle sur lequel nous bâtirons une éducation de qualité, capable de mettre fin à la pauvreté et de propulser nos autonomies africaines. L’AVI-CAMES est une œuvre collective. C’est par votre approche inclusive, durant ces quelques jours, que nous parviendrons à un consensus sur les textes fondateurs, assorti, je l’espère, d’une feuille de route pour 2026-2027, tant attendue par nos 19 États respectifs. Enfin, je souhaite adresser à la commission d’organisation et à l’ensemble des participants mes vifs encouragements, afin que vos réflexions soient fructueuses pour faire de cette Académie virtuelle le socle d’un enseignement supérieur africain moderne, équitable et performant », a déclaré la présidente du Conseil des ministres du CAMES.
Lébêré Baldé
L’article Enseignement supérieur : l’AVI-CAMES officiellement lancée par la ministre Diaka Sidibé est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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