Enseignement supérieur : Diaka Sidibé appelle à une recherche utile aux populations

il y a 2 heures 14
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Le ministère de l’Enseignement technique, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a tenu, ce mercredi 1er avril 2026, à Conakry, un atelier d’échanges stratégiques consacré à l’avenir de la recherche scientifique en Guinée. Cette rencontre de haut niveau a réuni un large éventail d’acteurs : enseignants-chercheurs, chercheurs, membres du gouvernement ainsi que responsables d’institutions d’enseignement supérieur, notamment du secteur privé.

Au cœur des discussions, la nécessité de repositionner la recherche scientifique comme levier central du développement national. Quatre secteurs prioritaires ont été identifiés pour orienter les investissements et les efforts : les mines et ressources naturelles, la santé publique et les biotechnologies, l’agriculture et la sécurité alimentaire, ainsi que l’énergie et la transition énergétique.

Dans une communication dense et structurée, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Diaka Sidibé, a présenté les grandes orientations de sa vision pour le secteur. Elle a insisté sur la nécessité de produire une science « utile », mesurable et directement bénéfique pour les populations.

Selon elle, « la science de qualité se mesure à son utilité pour nos populations et à notre développement », appelant à des recherches ancrées dans l’éthique, la rigueur et la pertinence. L’ambition affichée est claire : faire de la recherche scientifique un pilier central du développement socio-économique durable du pays.

La ministre a annoncé une rupture avec les pratiques antérieures, qualifiant l’année 2026 « d’année de correction structurelle et d’action ». Elle a plaidé pour un passage d’une « culture de moyens » à une « culture de résultats », avec des recherches orientées vers des solutions concrètes et mesurables.

Parmi les constats dressés figurent un déséquilibre entre enseignement et recherche, une faible valorisation des productions scientifiques et un manque de collaboration entre institutions. Pour y remédier, les autorités entendent renforcer la gouvernance, structurer les équipes de recherche et promouvoir des financements basés sur la performance.

La ministre a également insisté sur lضرورة de décloisonner les institutions et de favoriser les partenariats, notamment avec le secteur privé. Elle a encouragé les chercheurs à proposer des solutions concrètes susceptibles d’attirer des financements, soulignant que « les moyens suivent toujours une vision clairement définie ».

Dans cette dynamique, un programme de recherche à impact pour la Guinée (PRIG 2026-2028) sera lancé prochainement. Ce programme vise à soutenir des projets structurants capables de répondre aux défis nationaux et de renforcer la visibilité internationale de la recherche guinéenne.

Les orientations présentées s’inscrivent dans une logique d’alignement avec les grandes politiques publiques, notamment le programme Simandou 2040, qui sert de cadre stratégique pour le développement du pays.

La ministre a appelé à une recherche « contributive à la transformation économique », capable de produire à la fois des publications scientifiques et des innovations exploitables, tout en maintenant l’importance de la recherche fondamentale.

Cette rencontre marque une étape importante dans la redéfinition du rôle de la recherche scientifique en Guinée. Les autorités entendent désormais exiger des résultats concrets, mesurables et alignés sur les besoins du pays.

L’atelier aura ainsi servi de cadre de cadrage stratégique, mais aussi de mobilisation, avec un message clair adressé à l’ensemble des acteurs : la recherche scientifique doit sortir des laboratoires pour devenir un moteur tangible de transformation nationale.

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