Enregistrements clandestins : la directrice de l’OPROGEM poursuit son chauffeur

il y a 2 heures 14
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Le tribunal de Mafanco s’est penché,  jeudi dernier, sur une affaire opposant le commissaire divisionnaire Marie Gomez, directrice générale de l’Office pour la Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM), à son chauffeur, Mamady Bérété, poursuivi pour des enregistrements réalisés à son insu.
À la barre, le prévenu devait répondre de plusieurs chefs d’accusation : menaces, diffamation, atteinte à la vie privée et atteinte au secret des correspondances.

Incarcéré depuis le 27 février à la maison centrale de Conakry, Mamady Bérété a reconnu les faits, tout en sollicitant la clémence de la juridiction.
Peu disert lors de sa déposition, il s’est limité à une déclaration brève : « Je reconnais les faits et je demande pardon », refusant d’apporter davantage de précisions dans un premier temps.

C’est sous les questions de l’avocate de la partie civile, Me Fadima Oularé, qu’il a finalement apporté quelques éclaircissements. Il a confirmé être le chauffeur de la plaignante et a assuré ne pas avoir diffusé les enregistrements. « Je n’ai envoyé ces fichiers à personne. Le téléphone utilisé est resté avec elle », a-t-il affirmé, renouvelant ses excuses.

Soucieuse d’établir les faits avec précision, la partie civile a demandé l’exploitation du téléphone, s’il est placé sous scellés, afin de vérifier l’existence d’éventuels partages et d’envisager la suppression des contenus.
Le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 24 mars 2026, en chambre du conseil. La prochaine audience sera consacrée à la visualisation des éléments contenus dans le téléphone et la clé USB versés au dossier.

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