Éducation : la révision des programmes du secondaire engagée en Guinée

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Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a officiellement lancé ce vendredi 17 avril 2026, la révision des programmes d’enseignement du secondaire. Cette initiative marque l’ouverture d’un nouveau cycle de transformation structurelle du système éducatif guinéen.

Portée par une vision ambitieuse, cette réforme s’inscrit dans la continuité du Cadre d’Orientation Curriculaire (COC), adopté en septembre 2023, considéré comme la pierre angulaire de la refondation pédagogique nationale.

Prenant la parole, le Directeur général de l’Institut national de recherche et d’action pédagogique (INRAP) a dressé un bilan des avancées enregistrées depuis l’adoption du COC. « Depuis 2023, nous avons finalisé l’ensemble des programmes de l’enseignement élémentaire et conçu les manuels scolaires qui les accompagnent », a-t-il indiqué, évoquant près de 4 millions de manuels destinés à être déployés dans les écoles.

Au-delà de ces acquis, l’accent a été mis sur les innovations pédagogiques introduites ces dernières années. Parmi elles, le développement de contenus numériques à travers le programme Learning Passport, en partenariat avec l’UNICEF, ou encore l’initiative GIGA visant à connecter plus de 2000 écoles à travers le pays.

Dans la même dynamique, des programmes d’articulation entre l’école et le monde professionnel ont été expérimentés avec l’appui de la GIZ, touchant aussi bien le primaire que le secondaire, avec des centaines d’enseignants formés et des modules pédagogiques déployés.

Pour le DG de l’INRAP, ces avancées constituent les fondations d’une réforme plus large : « Après l’élémentaire, le cap est désormais mis sur le secondaire, avec la conception de nouveaux programmes dans les disciplines clés, de la science aux humanités ».

De son côté, le ministre Alpha Bacar Barry a insisté sur la portée stratégique de cette réforme, qu’il qualifie d’« acte de souveraineté éducative ». Selon lui, il est impératif d’adapter les contenus d’enseignement aux réalités du pays et aux mutations du monde.
« Le monde change, les métiers évoluent, et nos programmes actuels ne répondent plus pleinement aux exigences de notre jeunesse », a-t-il souligné, plaidant pour une école capable de former des citoyens compétents, engagés et innovants.

La réforme reposera sur trois piliers majeurs : la pertinence des programmes, intégrant les valeurs culturelles tout en s’ouvrant aux sciences et au numérique ; l’équité et l’inclusion, avec une attention particulière aux élèves vulnérables ; et enfin l’employabilité, à travers un renforcement des passerelles entre l’enseignement général, technique et le monde du travail.

Le ministre a également mis en avant le rôle central du digital dans cette transformation, soulignant les opportunités offertes par la forte pénétration des technologies mobiles pour diffuser les contenus éducatifs et toucher les apprenants, y compris en dehors des salles de classe.
À terme, les autorités ambitionnent de mettre en place des programmes « logiques, centrés sur les compétences », accompagnés de dispositifs de formation continue pour les enseignants, avec une mise en œuvre prévue dès la rentrée 2026-2027.

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