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Guinée : le gong a sonné !
Le silence qui enveloppe la Guinée, ce matin du 7 février 2026, n’est pas un silence ordinaire. C’est celui d’un électrochoc historique. En actant la dissolution de 40 partis politiques, le pouvoir vient de clore, d’un trait de plume indélébile, un chapitre de trente ans d’anarchie partisane.
Nul ne pensait qu’un gouvernement oserait porter la main sur des mastodontes comme le RPG, l’UFDG ou l’UFR, ni sur des héritages sacrés comme le PDG-RDA ou le PUP. C’est pourtant chose faite !
Cependant ce séisme politique n’est pas du tout un coup de tonnerre dans un ciel serein. Il est l’aboutissement d’une trajectoire de « Table Rase » implacable, entamée un matin de septembre 2021.
De la mise à la retraite de 44 généraux des forces de défense et de sécurité en fin 2021, au renvoi à faire valoir leurs droits à la retraite de plus de 6 000 fonctionnaires début 2022, du retrait des licences et de la fermeture des médias de grande écoute en mai 2024 à cette dissolution des partis politiques, la dynamique est la même : il s’agit de démanteler l’ancien monde pour bâtir sur un sol nu, sûr et fertile.
Mais l’analyse serait courte si l’on ne l’assimilait qu’à une purge politique. Ce que nous vivons est en effet une refondation par la règle. Et elle est menée d’une manière pédagogique. Voyons !
Pendant deux ans, la Direction des affaires politiques du Ministère de l’Administration du Territoire a multiplié les alertes, les contrôles de gestion et les mises en demeure. Les partis politiques, habitués à troquer leur conformité légale contre leur poids électoral ou leur capacité de mobilisation de rue, ont ignoré les signaux. Ils ont confondu leur popularité avec une immunité. Ils ont oublié que la nouvelle Constitution, le Code électoral et la Loi organique sur le statut des partis ne sont plus que des textes de décor, mais des instruments de chirurgie institutionnelle.
Les Guinéens, consultés jusque dans les hameaux les plus reculés lors de l’élaboration du nouveau contrat social, avaient été clairs : ils ne voulaient plus de ce multipartisme de façade, de ces « boutiques électorales », ces partis sacoches, sans siège, sans bilan et sans ancrage national. La dissolution des partis politiques, en cette soirée du vendredi 6 février, est ainsi la réponse brute à cette volonté populaire. Elle marque le passage définitif de la « Légitimité de la Rue » à la « Légitimité de la Norme ». La page est désormais blanche.
En tombant pour non-conformité administrative, la vieille garde politique laisse la place à un vide immense. Le défi n’est plus de savoir qui mobilisera le plus de foules, mais qui saura construire des institutions politiques saines, transparentes et respectueuses de la loi.
La Guinée vient de prouver que nul n’est au-dessus de la règle de droit. Le pays s’est réveillé sans ses anciens repères, prêt à inventer une autre dynamique de la démocratie où la responsabilité l’emporte enfin sur l’agitation. Et encore, cette fois, c’est parti !
Fodé Tass SYLLA, Historien,Journaliste Ecrivain
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L’article Dissolution de 40 partis politiques : le pouvoir vient de clore un chapitre de trente ans d’anarchie partisane (Fodé Tass Sylla) est apparu en premier sur Actuguinee.org.
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il y a 6 heures
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