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Érigée successivement en poste administratif en 1960, en arrondissement en 1963, en sous-préfecture en 1984, puis en commune rurale de développement en 1992, Donghel Sigon, relevant de la préfecture de Mali, s’impose aujourd’hui comme un exemple remarquable de développement local dans la région administrative de Labé. Soutenue activement par ses ressortissants, qui ne ménagent aucun effort pour accompagner leur localité, la commune poursuit une dynamique de progrès constante, comme a pu le constater la rédaction locale de Guinéenews sur le terrain.
Dans un entretien à bâtons rompus, Amadou Oury Moussa Diallo, ancien maire et véritable artisan de cette transformation, revient sur les fondements de ce développement participatif. Après avoir dirigé la commune pendant 32 ans, il souligne que le rôle fondamental du conseil communal est de piloter le développement local.
« Dès 1993, nous avons initié un diagnostic socio-économique participatif afin de mettre en place une planification cohérente, intégrant les préoccupations réelles des populations. Ce travail a permis d’aboutir à un plan de développement local structuré », explique-t-il.
Depuis lors, les autorités communales s’appuient sur cette approche pour identifier les besoins prioritaires des populations. Des consultations régulières sont menées afin d’élaborer des plans de développement local (PDL), généralement établis sur des cycles de 4 à 5 ans. Selon les informations recueillies, toutes les actions entreprises à Donghel Sigon découlent de ces plans.
« Le conseil communal ou le maire n’inventent rien. Tout part d’un diagnostic participatif. La population est consultée, et une planification est établie. À partir de là, nous élaborons un Plan annuel d’investissement (PAI), dont le financement est assuré soit par les ressortissants et les résidents, soit par les partenaires techniques et financiers, avec l’appui des structures de l’État », précise-t-il.
S’agissant de la contribution des ressortissants, l’ancien maire salue leur engagement constant, qu’il attribue à une organisation locale bien structurée. Chaque village dispose en effet d’une association de développement regroupant à la fois résidents et ressortissants.
« Chaque année, le PAI est partagé avec les ressortissants, accompagné du budget correspondant. Nous organisons également des visioconférences pour les impliquer directement dans l’élaboration des programmes de développement. Ils sont ainsi informés et participent pleinement aux décisions », ajoute-t-il.
Cette mobilisation porte déjà ses fruits. Récemment, les ressortissants de Donghel Sigon ont réussi à mobiliser près d’un milliard de francs guinéens pour financer la construction de six salles de classe destinées au futur collège-lycée franco-arabe de la commune.
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il y a 2 heures
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