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Depuis plusieurs jours maintenant, une vaste opération de déguerpissement est en cours dans le Grand Conakry. Tous les encombrants physiques, les étales et les marchés de fortunes présents sur la chaussée sont en train de disparaître. Cette opération vise à redonner de l’éclat à la capitale guinéenne, mais la manœuvre, ne fait pas que des heureux.
Si cette opération de désengorgement enchantent les conducteurs des engins. Tel n’est pas le cas chez les déguerpis. M’Mah Soumah, vendait des maillots pour enfants au km36. Elle a vu la machine démolir sa table. Alors que c’est là où elle trouve de quoi nourrir sa famille. Malgré cela, elle n’est pas contre ce toilettage mais demande juste à être recasée.
« J’ai perdu mon mari. C’est à travers ca, que je nourris mes enfants. Que les autorités aient pitié de nous. On est très nombreux ici. Moi je revend les maillots des enfants. C’est quand même bon pour nous. Parce que c’est le travail. Et les accidents sont fréquents. Nous lui demandons maintenant de nous trouver un autre emplacement », a-t-elle demandé.
Saran Condé a trois boutiques au marché limaneah toujours dans la même zone. Elle les bâti sur un fond de prêt à la banque. Aujourd’hui, son inquiétude est comment rembourser la banque ? En larme, elle demande de l’aide.
« J’ai trois boutiques, ils ont tout coché. Alors que je viens de construire à travers un prêt à la banque à hauteur 20 millions. Je demande aux autorités de nous aider à payer ma dette », sollicite t-elle
L’opération s’est déroulée en présence Ibrahima Sory Camara, chef de quartier Km 36. Touché par la perte de ses citoyens, il les prie d’accepter puisque c’est la loi.
« Je prie ma population, c’est la loi qui nous est appliquée. Ils m’avaient demandé mais je leur avait dit que nous allons tous nous soumettre aux chefs. Si ce sont les mêmes autorités qui nous ont permis de trouver notre pain ici, et elles en réclament aujourd’hui, nous allons respecter pour leur permettre de travailler », a-t-il consolé.
Les administrateurs des marchés sont souvent pointer du doigt dans l’installation anarchique de ces petits commerces. Au micro de Mosaiqueguinee.com, Ibrahima Sory Camara, administrateur adjoint au marché de km 36 se défend.
« Ça se dit parce que chacun veut se défendre. Mais vous savez, à l’époque Manéah on était dans une zone rurale. Les gens n’avaient pas les moyens de construire. De façon générale, ces administrateurs n’avaient pas les moyens. Il n’y avait pas une politique de construction de ces marchés. Ils n’ont pas les moyens. Ils passent par les parks utilités, chacun vient, ils leur donnent un peu, ils installent des conteneurs. Mais ces administrateurs, ils le savent. On leur a dit, occupez-les jusqu’à ce que l’État vienne. Aujourd’hui, l’État est là. Ils sont obligés d’obtempérer et d’accompagner ce changement, cette refondation », a-t-il justifié.
Mamadou Mouctar SYLLA
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il y a 2 heures
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