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Il existe, dans la trajectoire des nations, des moments où la vérité ne vacille pas, mais où elle est volontairement noyée dans le vacarme de la suspicion. Ces moments sont cruels, car ils mettent à l’épreuve non seulement un homme, mais la capacité collective d’un peuple à distinguer le mérite de la calomnie, l’action de la rumeur, la justice de la vindicte.
Charles Aboubacar Makhissa Camara traverse aujourd’hui l’un de ces moments.
Ancien Directeur National des Impôts, il fut avant tout un architecte de la réforme, un technicien de haut niveau doublé d’un homme de vision. Là où l’administration fiscale était longtemps perçue comme archaïque, opaque et vulnérable, il a imposé la modernité comme méthode et la rigueur comme boussole.
Digitalisation des procédures, sécurisation des recettes, traçabilité des flux, performances inédites dans les reversements au Trésor public : les faits sont têtus, les chiffres implacables, les résultats documentés. Il n’a pas seulement collecté l’impôt. Il a réconcilié l’État avec la performance. C’est précisément cela qui dérange.
Car l’histoire administrative africaine et guinéenne en particulier nous enseigne une constante : lorsque la compétence devient visible, elle suscite l’hostilité des médiocrités organisées ; lorsque l’efficacité s’impose, elle provoque la revanche de ceux que l’ordre nouveau menace.
Aujourd’hui, Charles Aboubacar Makhissa Camara est cité dans des accusations de détournement et d’enrichissement illicite. Des accusations graves, certes, mais gravement contestées, rejetées par une large frange de l’opinion éclairée, par des cadres de l’administration, par des citoyens qui connaissent l’homme, son mode de vie, sa sobriété, sa proximité avec les couches vulnérables. Il est alors légitime de poser la question que beaucoup murmurent mais que peu osent formuler publiquement :
qui a intérêt à abattre cet homme ?
Qui gagne lorsque l’on salit un cadre qui a assaini un système ?
Qui se réjouit lorsque la réputation remplace la preuve, et l’insinuation la démonstration ?
Qui craint le retour d’un homme dont la seule présence rappelle qu’un État peut fonctionner sur la base de la compétence plutôt que de la connivence ?
Ce n’est pas un procès judiciaire que subit Charles Aboubacar Makhissa Camara.
C’est un procès symbolique, celui que l’on intente aux hommes qui dérangent l’ordre ancien.
Il faut le dire sans détour : la Guinée ne manque pas de ressources, elle manque parfois de reconnaissance envers ceux qui les servent avec loyauté. Cet homme s’est battu pour une fiscalité plus juste, pour que l’effort national ne soit pas exclusivement porté par les plus faibles. Il a compris que l’impôt n’est pas une arme contre le peuple, mais un levier de souveraineté lorsqu’il est bien administré.
Est-ce de la jalousie sociale ?
Est-ce de la haine technocratique ?
Ou est-ce la réaction prévisible d’intérêts obscurs mis en difficulté par la réforme ?
Quelles qu’en soient les motivations, elles ne résisteront pas à une vérité fondamentale : on ne détruit pas un homme d’État avec des narratifs fabriqués. La réputation ne se dissout pas dans le soupçon, et l’honneur ne se négocie pas sur la place publique.
La CRIEF, institution centrale dans la refondation de l’État de droit, porte aujourd’hui une responsabilité historique : celle de séparer la justice de l’émotion, le droit de la rumeur, l’instruction sérieuse de la condamnation hâtive. Si l’innocence est établie comme beaucoup en sont intimement convaincus alors l’honneur de Charles Aboubacar Makhissa Camara devra être restauré avec la même intensité que celle avec laquelle il a été attaqué.
Nous sommes nombreux Guinéens, Africains, intellectuels, patriotes à croire en son innocence. Cette conviction n’est ni sentimentale ni partisane. Elle repose sur une lecture rationnelle d’un parcours, sur l’observation d’un homme qui n’a jamais confondu service public et enrichissement personnel, pouvoir et prédation.
Le Général Mamadi Doumbouya connaît l’homme. Il connaît sa générosité discrète, sa bienveillance, son patriotisme assumé, son expertise reconnue. Il sait que les nations en transition ne peuvent se permettre de sacrifier leurs meilleurs cadres sur l’autel de la suspicion anonyme. Gouverner, c’est aussi protéger ceux qui ont servi loyalement l’État.
L’histoire est formelle : les grandes figures passent toujours par l’épreuve de la diffamation. Mais l’histoire est tout aussi claire : la vérité finit par s’imposer, lentement parfois, mais inexorablement.
Charles Aboubacar Makhissa Camara brillera encore, non par arrogance, mais par la force tranquille du mérite. L’avenir, n’en doutons pas, lui déroulera un tapis d’honneur pour continuer à servir la République, car les nations sérieuses finissent toujours par rappeler leurs meilleurs serviteurs.
J’en appelle à tous les patriotes lucides, à tous les intellectuels responsables, à tous ceux qui refusent la justice spectacle : défendre l’honneur d’un homme injustement attaqué, c’est défendre l’idée même de l’État. Car lorsqu’on accepte qu’un homme intègre soit détruit sans preuve, c’est la République elle-même que l’on fragilise.
Et l’honneur d’un homme juste est parfois le dernier rempart contre la déchéance collective
Mamadou Saïdou Diallo CNT
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il y a 2 heures
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