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Un an après la signature du protocole d’accord entre le gouvernement guinéen et les enseignants contractuels, l’heure est au bilan. Dans un entretien accordé ce vendredi 4 avril 2025 à la rédaction de Guinee360, Alseny Mabinty Camara, coordinateur national des enseignants contractuels, a souligné que ce protocole d’accord, qui prévoyait plusieurs étapes pour régulariser leur situation — notamment leur identification, le pré-enrôlement, la mise en place d’un système biométrique et leur engagement définitif à la fonction publique — n’a pas été exécuté à 100 %.
Selon lui, à ce jour, les 10 000 enseignants retenus poursuivent leurs activités dans les écoles à travers le pays. Toutefois, malgré ces avancées, il a insisté sur le fait que le dernier point inscrit dans ce protocole d’accord peine encore à être respecté par le gouvernement.
“Le gouvernement n’a pas respecté à 100% le protocole de l’accord. Mais, beaucoup d’efforts ont été fournis pour le respect de cet accord signé le 4 avril 2024. Parce que tous les points indiqués dans le protocole d’accord ont été exécutés à 100%, sauf le dernier point qui n’est pas encore exécuté. Il s’agit du paiement des arriérés aux enseignants contractuels admis à la fonction publique. Parce qu’il était indiqué dans le protocole d’accord qu’après l’engagement de 10 000 personnes à la fonction publique, ils doivent être rappelés en salaire à partir du mois de janvier. Et ce sera du janvier 2024 jusqu’à la fin du protocole d’accord. Donc, cette date jusqu’à maintenant, aucun centime n’a été payé pour pouvoir rappeler le salaire de ces 10 000 enseignants admis à la fonction publique”, a expliqué Mabinty Camara.
Concernant les enseignants contractuels non retenus, il a expliqué que “dans le même protocole d’accord, il a été question de payer encore la prime à tous les recalés, c’est-à-dire à toutes les personnes qui n’ont pas encore été prises en compte en charge par la fonction publique. Donc, la prime devrait être payée à toutes ces personnes-là à hauteur d’un million par mois. Aucun centime n’a encore été payé à ces personnes-là pour qu’elles puissent bénéficier de ces avantages “, a-t-il souligné.
Malgré les avancées obtenues, Alseny Mabinty Camara a souligné que les enseignants contractuels font face à d’énormes difficultés notamment la prise en charge effective de tous les anciens contractuels ayant accepté de passer par l’ENI.
“Nous recevons quotidiennement des plaintes sur leurs conditions de vie. Et aujourd’hui, bien qu’ils ne soient pas encore engagés à la fonction publique, ils restent en poste et continuent à dispenser les cours. L’État doit se pencher sur la situation des 4 000 enseignants contractuels non retenus, afin qu’ils puissent être intégrés à la fonction publique au même titre que leurs camarades”, a-t-il indiqué, avant d’insister sur la nécessité de régler la question des arriérés de salaire.
“Beaucoup d’enseignants se sont endettés. Nous avons traversé deux années de galère avant notre engagement à la fonction publique. Le gouvernement doit comprendre que nous souffrons économiquement et faire en sorte que ces arriérés soient payés le plus tôt possible, idéalement d’ici la fin du mois” , a-t-il conclu.
L’article Cas des enseignants contractuels : un an après l’accord avec le gouvernement, des engagements encore non tenus est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.