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Dans la zone économique spéciale (ZES) de Boké, les principales activités des habitants reposent sur l’agriculture, la pêche et d’autres métiers artisanaux. Parmi ces activités, la culture de l’anacarde occupe une place de choix. Cependant, ces derniers temps, les producteurs d’anacarde traversent une crise sans précédent.
Les planteurs d’anacarde sont confrontés à une série de problèmes majeurs : la baisse drastique du prix des noix de cajou, les feux de brousse qui ravagent les plantations, la divagation des animaux, le manque de stocks et d’intrants agricoles, ainsi que l’absence d’assistance technique et financière. Face à cette situation préoccupante, les producteurs appellent l’État à l’aide.
La préfecture de Boké regorge de nombreux producteurs d’anacarde. Plus de 1 300 planteurs ont été identifiés par le bureau préfectoral des producteurs d’anacarde. Et pourtant, malgré ce potentiel, les difficultés ne cessent de s’accumuler.
Ousmane Soumah, membre du bureau préfectoral des producteurs d’anacarde de Boké, déclare : « le premier problème auquel nous sommes confrontés ici, c’est l’absence des partenaires. Ils ne viennent qu’en fin de saison, vers le mois de mai. Ensuite, il y a les feux de brousse. Cette année, plusieurs hectares ont été détruits. Nous sommes découragés. Il n’y a plus d’intérêt. Nous ne faisons que dépenser inutilement. La noix de cajou, qu’on appelait autrefois l’or noir en raison de sa rentabilité, ne vaut plus rien aujourd’hui à cause de la chute des prix. Les démarcheurs sont à la base de cette baisse. Ce sont eux qui partent chercher des contacts à Boké ou à Conakry, puis reviennent en nous imposant des prix dérisoires. C’est pour cette raison que nous avons mis en place des groupements, pour lutter contre ces pratiques. »
De son côté, Mohamed Lamine Camara, citoyen de Kolaboui et membre de l’association des producteurs d’anacarde de Boké, lance un appel pressant à l’endroit de l’État : « le gouvernement nous aide à trouver des partenaires fiables, à construire des magasins de stockage, à obtenir des intrants agricoles. C’est cela qui nous permettra de sortir de cette crise. »
Actuellement, dans la préfecture de Boké, où évoluent plus de 300 groupements de producteurs d’anacarde, le kilogramme de noix de cajou se vend entre 5 000 et 5 500 GNF. Une baisse significative qui met à mal la rentabilité de la filière et plonge de nombreuses familles dans la précarité.
Il est à noter que plusieurs groupements et associations de producteurs traversent les mêmes difficultés à travers toute la préfecture de Boké.