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Promu procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) en 2022, Aly Touré dit avoir frôlé le pire dès l’entame de sa mission.
Lors de la passation de service avec son successeur, ce jeudi 9 avril 2026, le magistrat est revenu sur les épreuves qui ont marqué son passage à la tête du parquet spécial, notamment des menaces de mort reçues il y a quatre ans.
« Dans la conduite des destinées du parquet de la CRIEF, j’ai été menacé de mort aux premières heures de mon activité. La presse est là, elle en parle tous les jours. Je vous assure que cet événement a renforcé et a galvanisé mon engagement dans la lutte contre la corruption. Je suis magistrat et de surcroît magistrat de parquet à l’époque », a-t-il rappelé.
En tournant la page de la CRIEF pour prendre la présidence de la Cour d’appel de Conakry, Aly Touré a tenu à rassurer ses désormais anciens collaborateurs sur la continuité de son soutien. Pour lui, ce nouveau rôle de juge représente un défi plus grand encore, bien qu’inscrit dans la même mission républicaine.
« Toutes ces deux pages sont les éléments d’un même livre, d’un même cahier, d’un même document qui s’appelle justice. Avec l’aide de Dieu, le soutien constant de ma famille présente dans cette salle, je reviendrai à bout et on relèvera ce défi », a-t-il affirmé.
S’adressant à ses nouveaux collaborateurs de la Cour d’appel de Conakry, qui sont presque tous ses amis de promotion au centre de formation judiciaire, il leur a signifié sa volonté et sa détermination à œuvrer davantage dans la promotion d’une justice équitable.
« Et sachez que le dynamisme que vous avez commencé ici, nous le poursuivrons dans ses éléments positifs. Nous le poursuivrons pour le bien de la justice », a-t-il assuré.
Conscient de la lourdeur de sa nouvelle charge, Aly Touré a insisté sur la dimension quasi spirituelle de la fonction de juger tout en assurant de son engagement à s’inscrire dans la continuité.
« Je suis conscient de ce que la cour d’appel représente dans notre arsenal judiciaire. Et je sais que juger n’est pas facile. Juger, c’est un sacerdoce qui n’est dévolu qu’en Dieu, Tout-Puissant. Mais entre nous, les hommes, puisqu’on ne peut pas vivre dans la débandade, dans le désordre, il faudrait bien qu’il y ait une organisation dans laquelle des hommes et des femmes sont chargés quand même de reprendre cette justice. Il n’y a pas meilleur juge qu’Allah, mais c’est cette parcelle que nous exerçons », a-t-il martelé.
Alhassane Fofana
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il y a 3 heures
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