Affaire Oyé Guilavogui : de lourdes peines requises, verdict attendu le 29 avril

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Le procès d’Oyé Guilavogui tend vers son épilogue devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Lors de l’audience de ce mercredi 1er avril 2026, le parquet a requis une peine de cinq ans de prison ferme assortie d’une lourde amende à l’encontre de l’ancien ministre. De son côté, la partie civile a choisi de transmettre ses observations par écrit.

Ancien dignitaire du régime d’Alpha Condé, Oyé Guilavogui a occupé plusieurs portefeuilles ministériels, notamment aux Postes et Télécommunications, aux Transports et à l’Environnement. Actuellement hors du pays pour des raisons médicales, après un séjour à la maison centrale, il ne comparaît plus aux audiences depuis l’autorisation de sortie du territoire qui lui a été accordée.

À l’ouverture des débats, les représentants du ministère public ont présenté leur réquisitoire en revenant sur les faits reprochés. Ils ont demandé à la Cour de déclarer le prévenu coupable de détournement de fonds publics et d’enrichissement illicite au préjudice de l’État guinéen.

L’accusation a évoqué plusieurs opérations financières jugées suspectes : un montant de 12 millions de dollars non justifié sur un financement global de 50 millions accordé par Eximbank pour la relance de la société de téléphonie SOTELGUI ; 46 milliards de francs guinéens liés au fonds forestier ; ainsi que 68 milliards de francs guinéens destinés à un projet de permis de conduire. Selon le parquet, ces montants auraient été détournés.

Le ministère public a également souligné que l’accusé n’a fourni aucune explication convaincante sur l’utilisation de ces fonds, malgré ses déclarations antérieures évoquant le décaissement de 38 millions de dollars pour le projet Backbone. Son absence prolongée aux audiences a été présentée comme un élément aggravant.

En conséquence, le parquet a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de 50 milliards de francs guinéens.

La partie civile, représentée par l’agent judiciaire de l’État, n’a pas plaidé oralement, préférant soumettre ses arguments par écrit, sans en dévoiler le contenu à ce stade.

À l’issue des réquisitions, la Cour a mis l’affaire en délibéré pour une décision attendue le 29 avril prochain.

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