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Le Tribunal de première instance de Mafanco a examiné, ce mardi 12 mai 2026, l’affaire dite des « 100 mille dollars », dans laquelle deux hommes sont poursuivis pour des faits présumés de séquestration, de torture et de complicité. Après les plaidoiries des différentes parties, le ministère public a estimé que les infractions reprochées n’étaient pas établies et a demandé la relaxe des prévenus.
Au cours de l’audience, les avocats de la partie civile, le ministère public ainsi que la défense ont successivement développé leurs arguments devant le tribunal, avant que le dossier ne soit mis en délibéré.
Dans sa plaidoirie, l’avocat de la partie civile a insisté sur les séquelles physiques subies par Thierno Ousmane Diallo à la suite des faits reprochés aux prévenus. Il a évoqué un préjudice irréversible et sollicité une réparation financière de deux milliards de francs guinéens.
« Thierno Ousmane Diallo a subi un handicap à vie. C’est une brûlure de second degré. C’est un préjudice irréparable, c’est un préjudice à vie. Madame la présidente, nous demandons deux milliards de francs guinéens », a plaidé l’avocat de la partie civile.
Prenant la parole pour ses réquisitions, le ministère public a estimé que les éléments constitutifs des infractions poursuivies n’étaient pas établis à l’encontre des accusés. Le parquet a notamment soutenu que toutes les personnes impliquées s’étaient rendues volontairement chez le féticheur surnommé « Terre à terre », aujourd’hui décédé.
« Légalement et objectivement, le ministère public n’a pas relevé l’infraction de complicité, ni de séquestration et de torture, parce que c’est d’un commun accord qu’ils se sont rendus chez le féticheur “Terre à terre”, décédé. La partie civile et les accusés ont tous subi la même opération. Mieux, c’est Terre à terre qui a effectué l’opération de la marmite sur toutes les personnes concernées. Il n’a jamais été dit ici qu’El hadj Ibrahima Baldé et Thierno Abdoulaye Baldé ont aidé le féticheur à placer la marmite sur la partie civile. Il n’a pas été le seul, d’ailleurs, à se soumettre à l’opération, ils sont tous passés à l’acte. Donc, il n’y a pas d’acte matériel pour ces infractions contre les accusés », a soutenu le procureur.
À la suite de cette argumentation, le ministère public a requis la relaxe des prévenus.
« Le ministère public requiert de déclarer ces accusés non coupables et de les renvoyer des fins de la poursuite pour délit non constitué à leur égard », a requis le parquet.
De son côté, la défense a sollicité l’acquittement pur et simple de ses clients, estimant qu’aucune preuve matérielle ne permettait d’établir leur culpabilité. Les avocats ont également rappelé que la partie civile avait déjà été condamnée dans une procédure distincte liée au détournement des fonds litigieux.
« La partie civile a déjà été jugée devant ce tribunal et déclarée coupable de détournement, et a été condamnée à payer l’argent, les 100 000 dollars d’Elhadj. Donc, pensant qu’il est plus intelligent, il a intenté cette action juridique, tout ça pour ne pas payer l’argent qu’il a détourné. Le plaignant demande deux milliards alors qu’il doit déjà 900 millions à Elhadj. Madame la présidente, il n’y a aucun élément matériel qu’on peut imputer à mes clients. Rien n’établit que mes clients sont coupables de ces infractions. Nous demandons la relaxe pure et simple de mes clients », a plaidé l’un des avocats de la défense.
Poursuivant leurs observations, les conseils de la défense ont insisté sur l’absence d’éléments matériels à charge contre les prévenus.
« Rien n’est prouvé que nos clients ont commis une infraction à l’égard de la partie civile, nous plaidons pour leur libération pure et simple. La victime a dit ici devant tout le monde qu’il est parti laver son honneur. Madame la juge, sur ce qui a été développé ici, en matière criminelle aucun acte n’a été posé par nos clients. En droit pénal il n’y a pas d’analogie, pas de supposition. Je vous demande, à la suite du parquet, de dire le droit et d’acquitter ces deux-là parce qu’ils n’ont commis aucun acte et ne sont complices de ce pour quoi ils sont détenus », a soutenu la défense.
À l’issue des plaidoiries et des réquisitions, le tribunal a renvoyé l’affaire au 20 mai 2026 pour le délibéré.
L’article Affaire des « 100 mille dollars » au TPI de Mafanco : le parquet requiert la relaxe des accusés est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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