PLACEZ VOS PRODUITS ICI
CONTACTEZ [email protected]
Le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) a tenu, ce jeudi 9 avril 2026, une assemblée générale extraordinaire à son siège de Donka, dans la commune de Dixinn.
Cette assemblée, qui a duré environ deux heures, a réuni enseignants et syndicalistes.
Objectif : faire le point sur l’état d’avancement du protocole d’accord signé en janvier dernier.
La question du statut particulier des enseignants continue de diviser l’intersyndicale. Alors que le SNE et une frange de la FSPE souhaitent durcir le ton pour exiger l’application du protocole, le président du SLECG, Aboubacar Soumah adopte une position plus prudente.
Pour le président du syndicat, il n’est pas encore opportun d’envisager une grève.
« Nous sommes dans une dynamique de respect des textes. Nous ne sommes pas des va-t-en-guerre, mais nous irons en guerre lorsqu’il le faudra. Aujourd’hui, nous avons demandé aux enseignants de comprendre les enjeux et de ne pas se laisser entraîner dans une grève sans fondement. Ce n’est pas le moment de lancer une grève, mais plutôt de faire comprendre au gouvernement que le moratoire est arrivé à expiration et que les 100 jours sont écoulés. Il faut relancer les négociations. Si celles-ci ne sont pas engagées dans les prochains jours ou semaines, nous convoquerons une nouvelle assemblée générale pour prendre des décisions. Pour le moment, ce n’est pas le cas », a-t-il affirmé.
Selon le SLECG, sur 916 enseignants jusque-là bloqués, près de 800 ont été rétablis dans leurs droits. La bonification des primes figure également parmi les acquis enregistrés. Autant d’éléments qui justifient, selon le syndicat, la poursuite du dialogue avec les autorités.
Cependant, cette position ne fait pas l’unanimité. Certains détracteurs accusent Aboubacar Soumah et son camp d’être corrompus. Une accusation que le syndicaliste rejette catégoriquement.
« On ne peut pas nous parler de corruption. Quelle corruption ? Nous respectons simplement les règles du jeu. Nous sommes en négociation et il n’est pas question d’abandonner la table pour aller en grève. Respecter les procédures ne signifie pas être corrompu. Tant que les voies de recours ne sont pas épuisées et que le gouvernement reste ouvert au dialogue, nous devons poursuivre les discussions. Ce n’est donc pas le moment de parler de grève », a-t-il répliqué.
Mamadou Mouctar Sylla et Fatoumata Kaba
.png)
il y a 3 heures
15
















English (US) ·