Traque des insulteurs publics : les communicants des partis politiques unanimes sur la question

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On s’achemine peut-être vers la disparition des injures et des propos ethnocentristes sur les réseaux sociaux en Guinée. Le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Alphonse Charles Wright, a sonné la fin de la récréation en instruisant les officiers de police judiciaire de traquer dès la semaine prochaine, tous ceux qui commettent ces infractions dans sa juridiction.

Une décision favorablement accueillie au sein des cellules de communications des partis politiques. Des communicants de plusieurs formations politiques, interrogés par Guineematin.com, hier, mercredi 12 janvier 2022, ont exprimé leur satisfaction et leur soutien à cette démarche. Ils souhaitent que le procureur général veille à l’application stricte de cette décision pour assainir l’environnement politique guinéen.

Guineematin.com vous propose ci-dessous leurs réactions :

Bachir Sow, chargé de la communication de la GéCi :

Bachir Sow, communicant de GeCi

« Je suis d’abord très réconforté par rapport à cette décision du procureur général près la Cour d’appel de Conakry, M. Charles Wright, par rapport à son engagement à traquer toutes les personnes qui proféreraient des menaces ou des injures sur les réseaux sociaux. Parce que c’est l’un des aspects auxquels les juridictions de notre pays devaient s’atteler depuis très longtemps. Donc, c’est une très bonne chose et j’ose espérer que cette volonté va se matérialiser à travers des actes judiciaires pour ne pas que cela s’apparente également à une chasse aux sorcières ».

Lamarana Yembéring Diallo, membre de la cellule de communication de  l’UFDG :

Lamarana Yemberin Diallo de l’UFDG

« Je me réjouis de la déclaration de M. Charles Wright. Je suis heureux de savoir qu’il a décidé de mettre de l’ordre dans la cité. Vous savez, les débats politiques deviennent de plus en plus de débats d’ethnies, de communautés, ainsi de suite. Il y en a parmi les communicants qui avaient tendance à focaliser les débats sur le communautarisme et le régionalisme. Il faut aussi regretter le fait que certains s’étaient spécialisés dans les injures à tel point qu’on les a appelés les « insultologues ».

Malheureusement, ce sont des gens qui étaient encadrés et entretenus parfois à la présidence à l’époque d’Alpha Condé. Quand on voit le pouvoir d’alors équiper, entretenir et financer ces gens, juste  parce qu’ils sont capables d’insulter les autres, les accuser ainsi de suite, la situation devient vraiment nauséabonde et regrettable. Donc, je me réjouis vraiment de la décision de M. Charles Wright et j’espère qu’à travers lui, on va assainir le débat, assainir l’environnement politique, moraliser la vie politique. Faire en sorte que les débats portent sur les idées, sur les valeurs, sur la vision ».

Ibrahim Sory Traoré, communicant de l’UDG :

Ibrahim Sory Traoré de l’UDG

« Je félicite M. Charles Wright d’avoir pris des dispositions par rapport aux débats ethniques, communautaires, et les injures sur les réseaux sociaux. Personnellement, il n’y pas ce qui me fait mal plus que ces situations. Nous sommes tous des Guinéens, on doit s’accepter. On ne doit pas permettre qu’un individu se mette à insulter toute une ethnie, toute une communauté.

Ça me fait très mal quand je vois des individus sortis de nulle part se comportent comme ça. Donc, je suis très ravi et content, je remercie vraiment le procureur d’avoir pris cette décision. Et je souhaite que cela ne soit pas qu’une simple annonce. Il doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire appliquer sa décision, en ne regardant personne en fonction de son appartenance politique ou ethnique ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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