Transports : la reprise des attaques sur l’axe Kindia-Conakry inquiète les acteurs

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Suite à l’attaque d’un taxi par deux coupeurs de route à Foulaya dans la sous-préfecture de Friguiagbé cette semaine, nombreux sont les conducteurs des engins et autres usagers de la route qui commencent à s’inquiéter. Ces acteurs s’interrogent de l’efficacité de la nouvelle stratégie du CNRD dans le cadre de la sécurisation des personnes et de leurs biens sur les différents axes routiers du pays.

Dans cette dernière attaque, les présumés bandits armés ont pris une forte somme d’argent et quelques objets de valeur aux passagers.

Face à la recrudescence du banditisme, les conducteurs des véhicules de Kindia, syndicats et usagers interpellent les nouvelles autorités à revoir leur stratégie.

« C’est vrai que le banditisme avait diminué depuis l’arrivée du CNRD. Mais vous savez, les bandits ne manquent pas de stratégie. Ils évoluent en fonction du temps. Maintenant, ils ont repris leur sale besogne. Nous commençons à nous inquiéter car cette situation nous préoccupe. Les barrages ont été supprimés. C‘était pour soulager les usagers face à ces tracasseries policières. Mais sur l’axe Kindia-Conakry, on ne voit pas assez de patrouille par la brigade mobile comme annoncé« , déplore Alseny Bah, chauffeur taxi.

Pour Fatoumara Camara, sœur d’une victime de l’attaque de dernière parle de l’insuffisance d’agents de sécurité. « Souvent, ces attaques se déroulent entre 4 à 5 heures du matin. Normalement, les forces de sécurité devraient organiser des patrouilles en ce moment là le long de route afin de traquer ses coupeurs de route. Généralement, ce n’est qu’après l’attaque qu’elles commencent à faire ces recherches interminables. Aujourd’hui, nous avons peur de ces attaques à répétition« , martèle-t-elle.

Interrogé sur le sujet, le secrétaire général du syndicat des transporteurs et mécaniques de kindia a défini sa stratégie. « Nous avons dit aux conducteurs de engins surtout ceux qui sortent tôt pour Conakry d’attendre au moins 7 heures du matin pour bouger. Mais il se trouve qu’il y a des commerçants et autres travailleurs qui ont des chauffeurs. Donc très tôt le matin, ils se programment et prennent la route. Nous, on peut pas gérer cette situation. C’est quand ils sont victimes, ils nous informent sinon nous leur sensibilisons tous les jours d’attendre laube avant de partir« , précise Abdourahamane Sy Savane.

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