Transition en Guinée-Bissau : la junte met en place un gouvernement de 22 ministres

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Les autorités militaires guinéennes ont rendu publique, samedi, la composition du gouvernement de transition, au lendemain de la nomination du nouveau Premier ministre, Ilidio Té Vieira, ont indiqué des sources officielles.

Le décret présidentiel diffusé dans la soirée fait état de 22 ministres, parmi lesquels trois officiers supérieurs – un général de brigade, un général de division et un officier de marine. Les autres postes reviennent à des civils, dont cinq femmes. Le gouvernement s’accompagne également de cinq secrétaires d’État.

La majorité des nouveaux responsables sont issus de l’entourage de l’ancien président Umaro Sissoco Embaló, renversé plus tôt dans la semaine.

João Bernardo Vieira aux Affaires étrangères

La principale nomination concerne João Bernardo Vieira, neveu de l’ex-chef d’État assassiné Nino Vieira. Juriste et titulaire d’un master en développement international, il devient ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés. Ancien secrétaire d’État aux Transports et aux Communications (2014–2016), il avait récemment présenté sa candidature indépendante à la présidentielle du 23 novembre, peu avant la chute du régime Embaló.

Plusieurs reconductions

Le gouvernement de transition maintient par ailleurs certains membres de l’équipe sortante :

Carlos Pinto Pereira, auparavant ministre des Affaires étrangères, prend la tête du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

José Carlos Esteves reste en charge des Travaux publics, du Logement et de l’Aménagement urbain.

Fatumata Jau conserve son poste de secrétaire d’État à la Coopération internationale et aux Communautés.

Un exécutif mis en place après la prise de pouvoir de l’armée

Ces annonces suivent l’investiture d’Ilidio Té Vieira, ancien ministre des Finances et proche du président évincé. Il aura pour mission de piloter la transition, dont la durée et les modalités n’ont pas encore été définies par les militaires.

La Guinée-Bissau s’enfonce ainsi dans une nouvelle phase d’incertitude politique, après l’éviction d’Umaro Sissoco Embaló, brièvement détenu avant de se réfugier successivement au Sénégal puis au Congo.

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