TPI de Mafanco : une femme écope de 5 ans d’emprisonnement pour trafic international de cocaïne

il y a 2 heures 12
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

En détention à la Maison centrale de Conakry depuis le 21 janvier 2025, Sarata Bayo Kamano a été fixée sur son sort ce mardi 24 mars 2026 par le tribunal de première instance de Mafanco.

Dans sa décision, cette juridiction l’a condamnée à 5 ans de prison. Une décision jugée inacceptable par son avocat, qui décide d’exercer une voie de recours devant la Cour d’appel de Conakry. « Nous avons interjeté appel de la décision qui a été rendue par le tribunal criminel », a annoncé Maître Ousmane Mansaré.

L’affaire remonte à 2024, lorsque cette nourrice, en situation de séparation de corps avec son mari, a décidé de rentrer au village. Entre-temps, une de ses sœurs lui aurait dit de venir auprès d’elle à Sonfonia pour l’aider à voyager. C’est ainsi qu’explique son avocat : « elle (sa sœur) dit que j’ai pris le colis que tu dois déposer. Mais lui, ne sachant pas le contenu du colis. Elle a accepté dans un premier temps, mais quand sa sœur lui a dit, voici le comportement que tu as adopter pour traverser l’aéroport, en lui donnant des colis, autrement dit, la cocaïne, à haut risque. Donc elle a demandé à ce qu’elle mette ça dans sa partie intime, mais elle a refusé.

Maintenant, elle l’a menacé. Suite à cette menace, elle a cédé. Et arrivée à l’aéroport, elle-même est venue vers une douanière pour lui dire Ah, j’ai quelque chose sur moi. Sur la base de sa déclaration, la douanière l’a approché et lui a introduit dans une des pièces, elle a procédé à la fouille. Elle a trouvé 60 et quelques boules sur elle ».

Ce qui a valu à Sarata Bayo Kamano une condamnation à 5 ans d’emprisonnement. Pour son avocat, le tribunal devait prendre en compte l’absence de l’élément moral dans cette affaire afin de lui accorder sa clémence.

« Mais nous, les circonstances dans lesquelles les faits se sont déroulés, on pouvait tenir compte de ça pour ne pas aussi entrer en condamnation contre la dame. Parce qu’elle n’avait pas la volonté foncièrement tendue pour commettre l’infraction. Deuxièmement, il y avait une question de nécessité qui s’est posée parce qu’elle est mère d’une fille. N’ayant pas les moyens pour joindre les deux bouts afin qu’elle puisse soumettre à la fille une bonne éducation, elle était obligée non seulement de venir chez sa sœur là, mais c’est sa sœur aussi qui a exercé des contraintes sur elle pour pouvoir prendre ce colis-là. Et mieux, la bonne foi de cette femme-là devrait être constatée parce que c’est elle-même qui s’est déclarée à l’aéroport, à une douanière pour dire j’ai un colis, sans quoi, elle était passée. Mais nous ne pouvons pas supporter les faits pour lesquels elle est traduite aujourd’hui. Elle a accepté de venir vers cette douanière pour se faire déclarer. Et c’est cette douanière qui l’a conduite vers les services spécialisés dans le cadre de l’enquête en ce qui concerne la détermination de la cocaïne. Et ce service aussi, en tandem avec l’OCAD, ils sont venus, ils ont pris les boules, ils ont fait le test et le test est révélé tout vrai. Mais néanmoins, dans tous les cas, c’est une décision. Nous avons quand même espoir que devant la Cour d’appel, en sa chambre criminelle, on peut obtenir gain de cause par rapport à sa liberté », espère Maître Ousmane Mansaré.

Il faut rappeler que, lors de ses réquisitions, le procureur avait sollicité le tribunal de condamner Sarata Bayo Kamano à 10 ans de prison ferme. Finalement, le tribunal a décidé de retenir la moitié de la peine demandée.
Obtiendra-t-elle la réduction des 5 ans prononcés contre elle ? La décision revient à la chambre criminelle de la Cour d’appel de Conakry, saisie à cet effet.

Lébêré Baldé

L’article TPI de Mafanco : une femme écope de 5 ans d’emprisonnement pour trafic international de cocaïne est apparu en premier sur Mediaguinee.com.

Lire l'article en entier