Toumba hospitalisé au camp Samory : sa famille réclame une preuve de vie

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C’est à partir de Paris, en France, que la famille d’Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba a lancé un appel urgent à la communauté nationale et internationale après l’annonce de son hospitalisation dans des circonstances qu’elle juge « suspectes ».

Selon un communiqué officiel du procureur général Fallou Doumbouya, rendu public dans la nuit du 23 mars 2026, le détenu aurait été victime d’un malaise dans sa cellule à la Maison centrale de Coyah avant d’être transféré en urgence à l’hôpital du Camp Almamy Samory Touré, où il serait actuellement en soins intensifs.

Mais cette version est fermement contestée par la famille, qui évoque des zones d’ombre et exige une preuve de vie immédiate et vérifiable.

Des inquiétudes liées à son état de santé

Les proches de l’ancien aide de camp affirment que son état de santé était déjà préoccupant. Ses avocats, dont Me Lanciné Sylla, avaient alerté publiquement sur une hernie avancée dont il souffrirait. Un collège médical mandaté à la prison de Coyah aurait recommandé son transfert vers une structure adaptée, soulignant l’absence d’infirmerie dans l’établissement.

Selon la famille, ces recommandations n’ont pas été suivies par les autorités, ce qui aurait contribué à aggraver son état.

Un transfert contesté

Autre point soulevé par la famille de l’officier, ce sont les conditions de son transfert à Coyah. D’après ses proches, Aboubacar Diakité aurait été déplacé le 10 février 2026 depuis la Maison centrale de Conakry sans décision légale formelle, en violation du Code de procédure pénale guinéen.

Ils affirment qu’aucun document justificatif n’a été présenté par les autorités compétentes, alors même qu’une procédure judiciaire était en cours et qu’une décision était attendue le 24 mars 2026.

Silence des autorités et absence d’accès

Depuis l’annonce de son hospitalisation, la famille dénonce un manque total de transparence. Ni les avocats, ni un médecin indépendant, ni les membres de la famille n’auraient été autorisés à le voir.

Ce silence alimente les craintes d’une situation plus grave qu’annoncée, selon le communiqué, qui qualifie cette absence d’accès d’« inacceptable ».

Des exigences claires

Face à cette situation, la famille formule plusieurs demandes aux autorités guinéennes :

Une preuve de vie immédiate ;

L’accès à un médecin indépendant et aux avocats ;

Une transparence totale sur son état de santé ;

Sa libération anticipée, après neuf années de détention et compte tenu de son état physique.

Appel à la communauté internationale

La famille appelle également des organisations comme Amnesty International, Human Rights Watch, ainsi que l’Union africaine et la CEDEAO à se saisir du dossier.

Elle rappelle que toute personne détenue a droit à la protection de sa vie et à des soins médicaux adéquats, conformément aux normes internationales, notamment les Règles Nelson Mandela des Nations unies.

« Il ne lui reste que quelques mois à purger. Nous refusons qu’il meurt dans l’ombre et le silence », conclut la famille, qui redoute une issue dramatique en l’absence de vérification indépendante rapide.

La copie du communiqué ci-dessous !

communique toumba

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