Tougué : le censeur du lycée-collège de Fatako rassure que les candidats sont prêts à affronter les examens 2023

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Les candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et du baccalauréat unique au lycée collège de Fatako, à 50 km du lieu de la préfecture de Tougué, sont prêts à affronter les épreuves des examens de la session 2023. Ils sont au total 29 candidats, dont 10 filles pour le BEPC ; et 13 candidats, dont 2 filles, au baccalauréat unique (option Sciences sociales) à avoir bouclé les programmes avec l’appui des encadreurs et enseignants. C’est le censeur du lycée collège de Fatako, Mamadou Baïlo Baldé, qui a fait cette annonce à travers une interview accordée à Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Mamadou Baïlo Baldé, censeur du lycée collège de Fatako et professeur chargé du cours de Biologie

Mamadou Baïlo Baldé, censeur du lycée collège de Fatako et professeur de Biologie, qui n’a ni primes de fonction ni primes de zone, assure que les candidats de son école sont prêts à affronter les épreuves. « Je pense bien que nous sommes dans la logique ; depuis le mois d’octobre, nous nous attelons aux activités, au travail. Cette année, nous avons eu des enseignants contractuels parce qu’auparavant, il y avait toujours manque d’enseignants. Ils nous ont beaucoup appuyé. Je pense que bien que les programmes ont évolué jusqu’à 99% dans toutes les matières, y compris le lycée, sauf peut-être en Philosophie qui est déjà planifié. On peut se rattraper de ce côté-là. Nous pensons être prêts pour affronter ces examens nationaux. Nous n’avons qu’une seule option en Sciences Sociales au lycée avec 13 candidats, dont deux filles.  Au collège, nous avons une seule de la 10ème année avec un effectif de 29 candidats, dont 10 filles. Comme je l’ai annoncé, nous devons être dans les meilleures conditions. Actuellement nous sommes dans les séances de révision… »

Poursuivant, notre interlocuteur est revenu sur le personnel d’encadrement et des enseignants de son établissement et des difficultés de prise en charge. « Nous n’avons que 5 enseignants titulaires et 7 contractuels pour le lycée et le collège, avec 6 groupes pédagogiques. Ce sont notamment une classe de 7ème année, deux classes de 8ème année, une classe de 9ème année, une 10ème année et la Terminale Sciences Sociales. Nous évoluons ensemble. Les choses évoluent normalement avec la présence des contractuels, ça nous a beaucoup aidé. Mais ce n’est pas du tout facile dans la mesure où l’État s’est engagé à les prendre en charge, les communautés se sont déchargées. Sinon, les communautés envoyaient 40 à 60 millions de GNF pour payer les enseignants contractuels communautaires. Dès que l’État s’est engagé à les payer, les communautés ont fermé leurs poches. Et voilà, ce n’est ni la communauté, ni l’État. Les contractuels sont dans ces difficultés. Tant bien que mal, nous arrivons à maîtriser la situation, ils nous accompagnent jusqu’à présent. Avec l’ancien régime, on envoyait des contractuels d’Etat qu’on payait régulièrement. Mais cette fois-ci, on envoie des contractuels contre rien. Alors, si l’État pensait à eux, cela serait une bonne solution », a dit le censeur.

L’autre difficulté de cet établissement est la rénovation des infrastructures et le manque d’eau. « Pour ce qui est des infrastructures, nous disons merci. Il y en a en quantité. Seulement, on a besoin de rénovation de certaines salles de classe. Mais le nombre de salles est là. C’est au grand complet. Il n’y a pas de logements spécifiques pour les enseignants, mais la plupart sont logés en famille. A cela s’ajoute le manque de directions appropriées. Quand vous observez ici, vous voyez que c’est une salle qui est transformée en direction. Ensuite, nous n’avons pas de points d’eau. Notre école se trouve sur le Bowal où il y avait un seul forage qui est gâté. Notre école, le lycée-collège de Fatako, n’est pas clôturée.  Les bêtes nous menacent de tous les côtés. Je lance un appel à toutes les personnes de bonne volonté, en commençant par les fils ressortissants qui travaillent beaucoup, il faut le reconnaître ; et ensuite, je lance un appel solennel à l’État à travers le Ministre de l’enseignement pré universitaire et de l’alphabétisation pour nous appuyer. L’année dernière par exemple, un projet présidentiel nous a promis un centre informatique. Sur le protocole, la construction de l’édifice revient à la communauté et son équipement sera assuré par l’État. Donc, nous nous sommes donnés les mains. L’argent a été trouvé. La salle a été trouvée, bien faite. Et jusqu’à présent, il n’y a pas eu suite pour l’implantation de ce centre informatique qui devrait beaucoup appuyer la localité », a fait savoir Mamadou Baïlo Baldé.

En outre, le censeur est revenu sur la relation parents-élèves-enseignants. « En ce qui concerne le rapport entre élèves, parents et encadreurs, tout se passe bien. Seulement, l’APEAE fait son travail. Mais quelque part, les parents d’élèves ne nous appuient pas dans le cadre de la gestion et du suivi des élèves. Nous sommes complètement abandonnés avec eux. Sinon, si vous imaginez une salle de classe où il y a 30 élèves avec les professeurs au complet, qu’est ce qui empêche ces élèves d’être bien formés ? Tantôt les élèves viennent en retard ; certains chôment et il n’y a pas tellement de sérieux. Je demande alors aux parents d’élèves de suivre régulièrement leurs enfants à l’école… ».

Pour sa part Assiatou Diallo, élève en classe de la 10ème année se dit confiante à quelques jours du démarrage des évaluations. « On fait des révisions et on se prépare de notre mieux. Je ne dirai pas que les programmes sont totalement achevés, mais nous en avons achevé quelques-uns. Par exemple, on a fini en Géographie. Mais pas en Education Civique et Morale. Nous avons les meilleurs enseignants ici. Les professeurs organisent des évaluations écrites et orales. Les cours de révision sont gratuits. Il y a certains élèves parmi nous qui ne viennent pas, je demande aux amis, candidats au BEPC cette année, de redoubler d’efforts pour affronter les épreuves. Je promets que je serai admise et je serai parmi les meilleurs… ».

De retour de Fatako (Tougué), Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : (0224) 628 516 796 

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