Tibou, symbole de l’opportunisme (Par Alhoussein Makanéra)

il y a 2 heures 13
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Mon cher Tibou,

Je vous écris ces quelques mots sans aucune amertume, malgré la dureté et l’insolence de vos récents propos à mon égard. Mon intention n’est pas de répondre à l’invective par l’invective, mais de vous inviter à une réflexion plus profonde sur ce qui construit réellement l’intégrité d’un homme.

Il est souvent tentant de se laisser bercer par l’évidence, mais celle-ci agit parfois comme un somnifère qui finit par endormir la conscience. Une partie de la jeunesse vous acclame aujourd’hui pour votre « belle plume », acceptant cette image comme une vérité absolue. Pourtant, comme le soulignait Aristote, le doute est le commencement de la connaissance. Apprendre à douter des apparences, c’est commencer à chercher la substance derrière la forme.

Je constate que vous confondez volontairement deux notions pourtant distinctes : le témoignage et l’indiscrétion. Dans vos écrits, vous prétendez témoigner, mais vous ne faites que céder à l’indiscrétion. Le témoignage est un acte noble qui sert la vérité et l’intérêt général ; l’indiscrétion, elle, n’est que la violation d’un « dépôt sacré », une trahison de la confiance privée pour servir son propre récit.

Cette confusion n’est pas surprenante au regard de votre parcours. Si l’on peut encore comprendre les mécanismes politiques qui permettent de devenir ministre ou conseiller, il est en revanche totalement impensable et inadmissible que vous ayez pu présider le Conseil National de la Communication.

Comment peut-on diriger l’organe de régulation d’une profession dont on n’a même pas la qualité ? Là où la loi exige la rigueur d’une licence et une expérience avérée pour être un simple journaliste, vous avez exercé sans même posséder le baccalauréat. S’en affranchir revient à offrir aux générations futures un modèle bâti sur du sable.

Vous utilisez aujourd’hui l’insulte comme un moyen de défense inapproprié. Il est fréquent que celui qui se sent menacé dans un édifice qu’il sait intérieurement être fragile utilise l’agressivité comme un masque. Vous luttez contre la lumière parce qu’elle menace d’éclairer l’écroulement du château de cartes que vous avez construit.

Mais comprenez ceci, mon cher Tibou : si vous acceptez l’effondrement de cette fiction, le sol sur lequel elle reposait reste, lui, d’une solidité absolue. La vérité n’est pas une fin en soi, c’est un socle. C’est sur cette pierre nue, et non sur des titres usurpés ou des secrets trahis, que l’on peut reconstruire une vie réelle et durable. Pour cette jeunesse qui vous regarde, le plus grand acte de courage ne réside pas dans le maintien d’un masque, mais dans l’acceptation de sa propre réalité.

Je vous souhaite de trouver la force de préférer la solidité du vrai au confort du paraître.

Bien à vous,
Alhoussein Makanéra Kaké 

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