Tenue du Référendum en septembre : ‘’une manœuvre pour perpétuer la dictature’’ (ANAD)

il y a 23 heures 17
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Ce mercredi 2 avril 2025, l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), dirigée par l’ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo, a réagi à l’annonce de la tenue d’un référendum constitutionnel prévu pour le 21 septembre 2025. Dans un communiqué dont Guinéenews.org a obtenu copie, la coalition politique qualifie cette initiative de ‘’manœuvre destinée à perpétuer la dictature ».

Selon l’ANAD, ‘’ce référendum est loin de constituer un pas vers la normalisation. Bien au contraire, il s’agirait d’une diversion visant à masquer l’absence de véritable volonté d’organiser des élections libres, transparentes et inclusives. Comment accorder le moindre crédit à un référendum prévu le 21 septembre 2025 alors que le texte constitutionnel est toujours en examen par un collège d’experts et que les conditions minimales d’un scrutin crédible sont inexistantes ? », interroge la coalition. Elle soulève plusieurs carences majeures : absence de nouvelle Constitution, fichier électoral non fiable, manque d’un organe de gestion indépendant et absence de consensus sur le processus électoral. Autant de lacunes qui rendent, selon elle, ce projet non seulement illégitime, mais dangereux pour la stabilité du pays ».

L’ANAD estime que l’annonce précipitée de cette date n’est qu’un artifice de communication, une tentative « désespérée » de redorer l’image du général Mamadi Doumbouya, dont la crédibilité s’érode face à ses « reniements successifs » et son « mépris » des engagements pris devant la population et la communauté internationale.

La coalition propose une alternative : mettre à jour le fichier électoral utilisé lors de la présidentielle du 18 octobre 2020, validé par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et la CEDEAO, en y intégrant les nouveaux inscrits et en radiant les électeurs décédés. Au lieu de cela, le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) a opté pour le Recensement Administratif à Vocation d’État Civil (RAVEC), une méthode jugée dilatoire par l’ANAD, dont l’objectif serait de retarder la transition. Après des mois de dysfonctionnements, marqués par des retards et des difficultés à rémunérer les agents recenseurs, la junte aurait finalement abandonné le RAVEC au profit d’un recensement biométrique dans un délai jugé irréaliste. Une décision qui, selon l’ANAD, ne peut conduire qu’au « chaos » et à la « fraude ».

En conclusion, l’ANAD appelle le gouvernement à mettre fin à cette « supercherie » et à revenir aux fondamentaux d’une transition responsable : assurer la gestion courante de l’État et organiser des élections crédibles. « La Guinée ne peut plus être prise en otage. Le peuple doit pouvoir choisir librement ses dirigeants et tourner enfin la page de l’incertitude et de l’injustice », clame-t-elle.

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