Tensions à la frontière Guinée–Sierra Leone : 16 militaires interpellés, deux récits opposés

il y a 2 heures 12
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Alors que Freetown accuse des éléments des Forces armées guinéennes d’avoir franchi la frontière et arrêté des agents de sécurité sierra-léonais, l’état-major général des armées guinéennes affirme, de son côté, avoir interpellé des militaires étrangers entrés « sans autorisation » sur le territoire guinéen.

Deux communiqués, deux lectures des faits

Dans un communiqué publié le 24 février 2026, le gouvernement de la Sierra Leone affirme que des éléments des Forces armées guinéennes ont pénétré le 23 février dans la localité frontalière de Kalieyereh (district de Falaba), où étaient déployés des membres des forces de défense et de sécurité sierra-léonaises. Selon Freetown, plusieurs agents auraient été arrêtés puis conduits vers le territoire guinéen, leurs armes et munitions ayant été saisies. Cette version a également été relayée par l’agence Associated Press.

Mais dans un communiqué distinct daté du même jour, l’état-major général des armées de la Guinée présente une version radicalement différente. Les autorités militaires guinéennes affirment que ce sont « quelques dizaines de militaires sierra-léonais armés » qui auraient pénétré sans autorisation dans le district de Koudaya, sous-préfecture de Sandénia, préfecture de Faranah, à environ 1,4 km à l’intérieur du territoire guinéen, où ils auraient installé une tente et hissé leur drapeau national.

Selon la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), les Forces armées guinéennes se seraient immédiatement déployées après avoir été alertées. Sur place, elles auraient interpellé seize militaires sierra-léonais et saisi leurs matériels et équipements.

Le communiqué précise que les personnes interpellées ainsi que les objets saisis ont été mis à la disposition de la police judiciaire pour les besoins de l’enquête. L’état-major général des armées a, par ailleurs, salué la « réactivité » des unités engagées et appelé les forces de défense et de sécurité à renforcer la vigilance pour la protection de l’intégrité territoriale.

De son côté, le gouvernement sierra léonais indique avoir engagé des démarches diplomatiques pour obtenir la libération « sûre et inconditionnelle » des agents arrêtés et annonce l’envoi d’une mission d’établissement des faits afin de clarifier la chronologie des événements.

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