Le 13 mars, le président syrien par intérim, Ahmed el-Sharaa, a approuvé une déclaration constitutionnelle temporaire pour dessiner les contours du nouveau régime. Le texte précise que l’État est la seule entité autorisée à disposer d’une armée. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), branche militaire de l’autorité kurde du nord-est syrien, s’interrogent donc sur leur avenir. Selon un accord signé avec Damas, elles devront à terme être intégrées aux forces nationales. Mais comment intégrer la plus puissante force armée aux autres factions du pays, dont certains sont leurs ennemis directs ? La route promet d’être longue vers une armée syrienne unifiée.