Sommet CEDEAO: « s’il y a quelque chose à noter, c’est la prise en compte des spécificités de chaque pays » (Ousmane Gaoual)

il y a 1 mois 65
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

Alors que moult observateurs s’attendaient à ce que les chefs d’États ouest-africains prennent des sanctions contre les autorités guinéennes, le CNRD échappe de peu.

A l’issue du 61e sommet de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest tenu à Accra au Ghana, le conseil de cette organisation sous-régionale n’a pris aucune mesure contre la Guinée.

Dans leurs résolutions, les dirigeants ont juste rejeté le délai des 36 mois adopté par le CNT et ont désigné l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi comme facilitateur en remplacement de Mohamed Ibn Chambas.

Selon le porte-parole du gouvernement, l’indulgence des dirigeants de la CEDEAO se justifie par l’humilité de la junte et le maintien du dialogue entre l’institution et l’État guinéen.

« Nous avons noté les résolutions du conseil des chefs d’États de la CEDEAO en mettant en avant l’idée que lorsqu’on se donne les moyens de faire de la pédagogie, d’entretenir le dialogue avec ces instances-là, la compréhension des uns et des autres s’accroît et ça permet de dissiper des malentendus. Et c’est ce que le gouvernement a fait. C’est important de poursuivre ce travail d’explication et de transparence dans ce qu’on envisage de faire. Le chef de l’État a entretenu le dialogue avec ses pairs de la CEDEAO. Le travail du ministre des affaires étrangères aussi et du chef de gouvernement qui chacun s’est donné les moyens de faire de la pédagogie, d’apporter un éclaircissement là où il y avait des suspicions et des doutes », a-t-il précisé dans l’émission Mirador ce lundi 04 juillet 2022.

Le ministre de l’urbanisme et de l’habitat se dit réconforté par la capacité des dirigeants de la CEDEAO à pouvoir agir en fonction des réalités de l’ensemble des pays concernés.

Il salue par ailleurs, la prouesse de l’ancien président en exercice de cette organisation sous-régionale.

« Il faut aussi saluer quand même l’écoute, l’attention et la responsabilité des équipes sortantes. Le président ghanéen a été systématiquement à notre écoute et a pu permettre d’avoir une meilleure compréhension du contexte guinéen. Et je pense que dans la résolution s’il y a quelque chose à noter, c’est la prise en compte des spécificités de chaque pays. Et c’est quelque chose que nous avions souhaité et qui a été entendu », s’est-il réjoui.

Hadja Kadé Barry

Lire l'article en entier