Rupture d’attelage à la traversée d’une route : une preuve éloquente de désinvolture

il y a 4 mois 180
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Nous sommes dans le quartier Lansanaya-plateau et nous nous dirigeons vers la route du Niger à Dabompa.  Il est vrai qu’à ce niveau, la circulation n’est pas très dense. Mais, pour autant, cela n’absout pas les personnes qui en profitent pour se montrer inconvenantes ou tout simplement égoïstes voire méchantes envers les autres. En d’autres termes, il n’y a aucune excuse pour profiter de l’accalmie momentanée pour faire du n’importe quoi sur la route, au motif qu’il n’y a presque pas de circulation.

C’est à la limite, ce que nous voyons là, à l’image : un convoyage de véhicule arrêté net, à la traversée de la route, pour cause de rupture d’attelage.

En soi, on peut bien admettre qu’il s’agit juste d’un incident banal, tout ce qu’il y a de plus ordinaire. En quelque sorte, une situation d’un genre qui nous est familier.

Mais, l’ordre des termes change fondamentalement lorsqu’on rappelle qu’il a bien fallu une trentaine de minutes pour que les convoyeurs nous cèdent le passage. Pourtant, il n’y avait pas grand-chose à faire : le câble de traction s’était décroché à l’avant de la voiture remorquée. Il fallait juste l’accrocher de nouveau. Une opération simple à priori, mais qui s’est éternisée. Le camion remorqueur pouvait avancer de quelques mètres et donner de l’espace permettant de pousser la voiture et la faire franchir la chaussée. Mais, personne pour le faire, non plus, personne pour s’excuser et demander aux usagers bloqués de se patienter. Ce n’est que lorsque le bouchon s’est formé de part et d’autre de la route et que les cris et protestations ont commencé, appuyés de coups de klaxon rageurs, que les opérations de fixation du câble ont pris fin.  La situation s’est débloquée. Coïncidence (heureuse) ou pas, en tout cas on était à deux doigts d’un incident qui pouvait dégénérer en bagarre rangée.

Pour les usagers victimes de cette obstruction, une telle attitude est contraire aux règles du savoir-vivre, de la courtoisie et du respect dû à autrui. Ils ont déploré ce qu’ils ont appelé le manque de civisme manifeste chez ces convoyeurs à qui, il ne coûtait rien de pousser leur voiture pour libérer la voie, au lieu de chercher coûte que coûte à fixer le câble décroché dans la position qui était la leur.

Ils concluent en disant que maintenant, chacun fait ce qu’il veut sur la route, sans tenir compte d’aucune règle qui permet le vivre-ensemble.

Et le pire, c’est quand on s’aperçoit que les jeunes qui sont censés assurer la relève sont les auteurs de pareilles vilenies sur la route. Nul doute qu’ils tiennent de nous, adultes, ces mauvais comportements.

La question qui interpelle alors est de savoir, quel va être l’avenir de notre circulation routière, si cet état de fait reste le même ?

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