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Contrairement aux attentes nées du protocole d’accord signé le 3 janvier dernier entre le gouvernement guinéen et l’Intersyndicale de l’éducation, le déblocage des salaires de nombreux enseignants reste en suspens.
Cet accord prévoyait la mise en place d’une commission bipartite pour examiner les dossiers transmis par les DRH, validés par les structures locales notamment les DPE et les chefs d’établissements. Alors qu’un dénouement était espéré pour fin janvier 2026, les enseignants concernés dont les salaires sont bloqués pour certains depuis 2023 demeurent dans une précarité totale.
Face aux interrogations sur le respect des engagements des autorités gouvernementales, Aboubacar Soumah, président du SLECG a tenu à apporter des éclaircissements dans un entretien avec un journaliste de mosaiqueguinee.com.
Selon le leader syndical, une confusion règne sur les délais. Le protocole additionnel ayant été signé en début janvier, la commission a dû travailler au cas par cas sur plusieurs catégories de dossiers allant de 2023, 2024 à 2025.
« La commission a déposé son rapport final il y a seulement deux jours. On ne peut donc pas s’attendre à un déblocage en fin janvier, mais plutôt en fin février », a précisé Aboubacar Soumah.
Le rapport final a identifié plusieurs situations distinctes, dont entre autres :
323 enseignants du pré-universitaire, en situation régulière, verront leurs salaires rétablis fin février ;
171 enseignants sont en attente d’enrôlement biométrique via le fichier FUGAS.
16 agents de l’enseignement technique sont concernés, dont 13 dossiers validés.
Le cas des chauffeurs et gardiens qui sont des contractuels temporaires est également pris en compte après deux ans sans solde.
Au total, ce sont 913 personnes qui sont concernées par cette opération de régularisation globale.
Outre les salaires bloqués, Aboubacar Soumah a interpellé le Directeur général de la fonction publique concernant les primes d’incitation non rétablies pour certains enseignants déjà débloqués en août dernier.
« Malgré les bulletins reçus en janvier, ces primes manquent encore. Le DG m’a rassuré qu’ils travaillent sur cet aspect et que ça sera corrigé à la fin du mois de février. J’ai insisté sur le fait que l’on ne peut pas éternellement reporter ces corrections », a-t-il martelé.
Le président du SLECG appelle les enseignants à la patience et à la reprise normale des cours, tout en fixant un ultimatum implicite.
« Je demande aux collègues de faire confiance à la commission jusqu’à la fin du mois de février. Si à cette échéance rien n’est fait, nous prendrons alors toutes les dispositions nécessaires », a-t-il lancé.
Alhassane Fofana
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il y a 3 heures
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