Récensement des fonctionnaires : énorme capharnaüm à Faranah

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La date butoir du recensement des fonctionnaires de l’administration publique évoluant à Faranah avait été annoncé par les autorités préfectorales de Faranah pour le jeudi 25 novembre 2021. Au centre ville, certaines anomalies ont été constatées par les recenseurs, a-t-on appris sur le terrain. Deux grands dossiers font la une de l’actualité. La toile même en fait son choux gras. à Faranah qui sont déjà saisis par le tribunal de première instance :
Le premier dossier, deux dames se disputent un numéro matricule. Elles s’appellent toutes Saran Traoré. L’une est de Siguiri, et l’autre de Macenta. L’une est née en 1984, et l’autre 1986. L’une déclare qu’elle a été engagée pendant la période d’Ebola. Par contre, la seconde par voie de concours.
Selon une source contactée par Guineenews, le directeur préfectoral de la santé reconnaît celle de Siguiri qui prenait le salaire mais qui ne sert pas à Faranah. Elle serait installée à Conakry auprès de son mari.
Le second dossier, concerne un certain Kerfala Kourouma (déjà mort). Son salaire vient à l’inspection régionale de l’enseignement technique. Nous sources nous rapportent que c’est une animatrice de la radio rurale qui recevait régulièrement son salaire. Mais le hic est que quelqu’un s’est fait recenser au nom du défunt avant de prendre la poudre d’escampette.

Rencontré sur ce sujet, le préfet de Faranah, Colonel Jean Louis Kpoghomou, précise : « S’agissant du dossier des deux dames, ce qui est de l’appartenance du matricule, il appartient à la justice de trancher. Quand les faits ont été constatés, le dossier a été remonté au niveau de la justice. La Brigade de recherche a fini son travail. »

Joint par téléphone, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Faranah, Mamoudou Magassouba, a déclaré : « tous les deux dossiers sont venus ce matin de la brigade de recherche. Après analyse, nous avons ouvert une information. Nous avons saisi le juge d’instruction à l’effet d’instruire le dossier. Du juge d’instruction, à partir de maintenant on va commencer à travailler sur les dossiers. Pour le moment c’est ce qu’on peut dire ».
Il faut noter que cette « anomalie » se retrouve à tous les niveaux en Guinée. Le nouveau gouvernement issu du coup d’État du 5 septembre  est en train de faire le toilettage des effectifs de la Fonction publique une de leurs priorités. Le ministre de la Fonction publique a engagé un recensement exhaustif pour dénicher les absents, fictifs et les doublons. Par ailleurs, faut-il le préciser, plusieurs milliers de fonctionnaires ont été « encouragés » à faire valoir leurs droits à la retraite. »
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