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Très cher Président de la République, M. Mamadi Doumbouya,
C’est avec un cœur rempli de joie que je vous écris cette nouvelle missive. Permettez-moi tout d’abord, dans le corps à corps quoi, de vous adresser mes plus sincères et fraternelles salutations.
Pour une fois, Prési, je voudrais que vous me permettiez d’adresser cette lettre à un certain Chèque-le-rime-sec comme un cerveau vide.
Le gorgui est coincé dans le creux de son cervelet. Et pour s’en extraire, il ne trouve rien d’autre qu’à aligner une série de ronronnements qui pétarade comme un vieux moteur poussif de magbana. N’est pas journaliste qui le veut, Prési. Surtout pas ceux qui jouent les chro-niqueurs de vérités. Parce que la parole d’un journaliste repose sur des faits recoupés, des informations vérifiées, des paroles équilibrées. Sauf pour ceux qui veulent du buzz baisant le derrière de babouin de l’incompétence et de l’ignorance. Existence zéro depuis quelque temps, et le Chèque le rime-sec se sert de la colosse échelle pour grimper sur la toile. Il crache de sa barbe décolorée un monde aux contours d’un imaginaire qui se fiche pas mal d’un semblant d’intégrité, tentant vainement de glisser sur une langue soussou qui se dérobe de ses babines. Dans quel intérêt? Pour montrer qu’une Guinéenne lui a fait le plaisir et l’honneur de lui oui devant Dieu et les hommes?
Frérot, on nous la joue pas à l’envers, ni à l’endroit d’ailleurs. Djo, va jouer de tes cordes désaccordés linguistiques ailleurs. Nous, on ne dandine pas de la tête avec ça. Trouve-toi un ordinateur moins éclopé pour écrire des lignes moins handicapés sur la toile. On n’a pas de pansements pour les plaies purulentes. Notre alcool et notre mercurochrome, nous les gardons pour des égratignures arrivées par accident, pas celles qu’on s’inflige seul pour exister dans l’espace public
Chèque-le-rime Sec, le temps du côté de Dakar semble plutôt lourd pour vous. Faites un tour du côté du Paradis, terre de richesses et d’innovations. Nous, ici, la terre tourne dans le bon sens. L’aiguille n’est pas déglinguée chez nous, comme cela semble être le cas aux alentours. Une chronique, plus qu’une autre. C’est à croire que vous ne vivez plus votre carrière journalistique qu’à travers vos jeux de mots usés. Des titres du genre “cafards dans les placards”. Vous voulez jouer à ça? Vous voulez jouer à ça ? Alors on va jouer nos rimes: le braillard de babillard, faiblard hagard de binoclard, revanchard de ringard, scribouillard de bobards, bondieusard sans égards, ancien bagnard retrousseur de slibards de nenettes… bon j’arrête là pour ne pas traiter quelqu’un de canard qui fait son coin coin dans un coin de nullards.
Chronique pour chronique, édito pour édito, eh dites haut que Mamadi n’a pas de cafards dans un quelconque de ses placards. Parce qu’un cafard ne flirte qu’avec de la saleté. Et c’est propre du côté de Mohamed V. Et si notre chroniqueur veut s’en convaincre et convaincre avec fanfare les geignards sur Internet, c’est qu’il a du temps à perdre. Ici, les Guinéens ont filé un devoir clair au Colosse: gouverner et mettre en œuvre sa vision. Le reste, c’est du pet de grand-mère. Ça ne pue pas, même si la mamie a bouffé du soumbara.
Prési, merci de m’avoir permis cette fois d’adresser ma lettre à un autre que vous. Ça démangeait dans ma tête de foulèdi. Et prési, ça chatouille quelque part, faut que ça gratte. Point final!
En souhaitant avoir bientôt de vos nouvelles de colosse, transmettez mes plus fèlèkè fèlèkè foulèdi salutations à votre famille et à l’ensemble de vos collaborateurs.
Souleymane Thiâ’nguel BAH
À : M. Mamadi Doumbouya, PRG
Palais Mohamed V, Commune de Kaloum
Conakry, RÉPUBLIQUE DE GUINÉE
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il y a 2 heures
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