N’Zérékoré : la dépouille de Claude Pivi réceptionnée par les autorités locales et sa famille

il y a 2 heures 19
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Après plusieurs jours d’attente et de procédures, la dépouille mortelle du colonel Claude Pivi est arrivée ce mercredi 20 janvier 2026 à l’aéroport de N’Zérékoré, sa ville natale. Elle a été réceptionnée par les autorités régionales. Un moment chargé d’émotion pour ses proches venus assister à cette réception discrète mais symbolique, marquant le retour définitif dans sa terre natale.
À son arrivée, un dispositif sécuritaire léger a été observé, tandis que des proches, visiblement éprouvés, ont accompagné la dépouille à la morgue de l’hôpital régional de N’Zérékoré.
Selon une source proche de la famille du défunt, l’inhumation de Claude Pivi est prévue pour le vendredi 22 janvier 2026, dans les parages du fleuve Diani, dans la préfecture de N’Zérékoré. Une cérémonie qui devrait se dérouler dans un cadre familial, loin de toute manifestation officielle d’envergure, compte tenu du parcours controversé du défunt.
Claude Pivi, âgé de 66 ans, est décédé le 6 janvier 2026 alors qu’il était en détention à Conakry. Ancien militaire influent et figure centrale de l’appareil sécuritaire guinéen à la fin des années 2000, il avait été condamné en 2024 à la réclusion criminelle à perpétuité pour crimes contre l’humanité, en lien avec le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry.
Après une évasion spectaculaire, il avait été repris et incarcéré de nouveau fin 2024.
Selon les autorités judiciaires, le colonel Pivi souffrait de diabète chronique et d’autres pathologies. Début janvier 2026, il aurait été victime d’une hypoglycémie sévère, nécessitant son transfert à l’hôpital militaire du camp Almamy Samory Touré.
Placé en soins intensifs, il est décédé deux jours plus tard dans un coma hypoglycémique. Une autopsie médico-légale a été ordonnée afin de déterminer avec précision les circonstances de sa mort.
La disparition de Claude Pivi continue de susciter des réactions contrastées à travers le pays. Si sa famille et son avocat ont exprimé leur douleur, évoquant son souhait de « laver son honneur », des organisations de défense des droits humains rappellent que sa mort ne saurait mettre un terme à la quête de justice pour les victimes du 28 septembre 2009.
Avec l’arrivée de sa dépouille à N’Zérékoré, une page personnelle se referme pour ses proches, tandis que le débat national sur la mémoire, la justice et la responsabilité demeure plus que jamais ouvert en Guinée.
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