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Le procès de Sékou Camara, poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort de son épouse, Fatoumata Manéah Camara, sans intention de la donner, s’est ouvert jeudi 12 mars 2026 devant le tribunal criminel de Dixinn.
Aussitôt confronté aux faits qui lui sont reprochés, l’accusé nie.
« Je ne reconnais pas les faits et je ne lui ai pas porté main. Ce jour, je suis sorti à 8 heures de chez moi pour le travail. Avant de partir, j’ai donné de l’argent aux enfants pour le petit déjeuner. Elle ne se sentait pas bien ce jour-là. Nous avons échangé et elle m’a dit qu’elle voulait de la soupe. Couchée, je lui ai remis de l’argent. À mon retour, j’ai trouvé qu’elle était couchée et avait une colle sur la main ; elle venait de prendre une perfusion. Je lui ai demandé si elle était allée à l’hôpital. Elle m’a fait savoir qu’elle y avait été emmenée par sa famille. Je lui ai reproché cela sans mon autorisation. Puis je lui ai demandé l’ordonnance afin que je puisse rembourser ma belle-famille. Une altercation a alors éclaté. Elle a commencé à m’insulter, a saisi mon col et a déchiré mon t-shirt. J’étais en serviette. J’ai attrapé ses mains pour la faire asseoir et je jure que je ne lui ai pas porté main ce jour-là. Après ma douche, elle a appelé un motard pour aller chez ses parents à Hamdallaye, vers 17 heures. Le lendemain, je suis allé travailler pour compléter l’argent dépensé par sa famille. C’est à 14 heures que j’ai été informé qu’elle était décédée », a expliqué Sékou Camara.
Malgré l’insistance du juge et du procureur, l’accusé n’a pas reconnu être l’auteur de la mort de Fatoumata Maneyah Camara. Ce qui les a amenés, l’un après l’autre, à l’interroger sur l’heure à laquelle il s’est rendu dans la famille mortuaire lorsqu’il a appris le décès de son épouse.
Sékou Camara a répondu en ces termes : « Je me suis rendu au lieu du décès à 16 heures, car j’étais pris par l’embouteillage. Aujourd’hui, je regrette sa mort, car c’est la mère de mes enfants et elle m’aidait dans les dépenses quand ma situation ne me le permettait pas. »
Répondant à l’une des questions de son avocat, il a indiqué au tribunal qu’il avait passé 14 ans de vie conjugale avec sa défunte épouse. Certes, il reconnaît que des disputes survenaient parfois entre eux. Ce qui la poussait, à l’occasion, à retourner chez ses parents. Mais leurs familles se retrouvaient toujours pour un règlement à l’amiable.
Au terme de son audition, le tribunal, présidé par Mohamed Sangaré, a fait savoir que la partie civile dans cette affaire s’est désistée avant de renvoyer l’affaire au 2 avril 2026 pour les réquisitions et plaidoiries.
Lébêré Baldé
L’article Mort de Fatoumata Manéah Camara : “je jure que je ne lui ai pas porté main” (l’époux mis en cause) est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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